Les récessions nous amènent des dirigeants autoritaires

Donald Trump aux Etats-Unis, le Brexit au Royaume-Uni, Narendra Modi en Inde, la montée du nationalisme en Chine… Les exemples récents montrent que ce ne sont pas les scénarios où les électeurs choisissent des dirigeants autoritaires, populistes et agressifs qui manquent. Pour expliquer ces choix, le lien est souvent fait entre nationalisme populiste et récession, et les résultats d’une nouvelle étude menée par des chercheurs de la London Business School semblent confirmer cette théorie : nous aurions tendance à choisir des dirigeants autoritaires et sûrs d’eux en période de doute et d’avenir économique incertain.Pour mener à bien leurs travaux, les chercheurs ont analysé trois études qui englobaient au total 140 000 personnes dans 69 pays. Les résultats ont été publiés dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences », et leurs conclusions sont les suivantes : avec un taux de chômage élevé, un nombre plus important de personnes choisira un leader dominant, « un leader fort qui n’a pas à s’embêter avec un parlement et des élections ».En cas de meilleures conditions économiques, les gens préfèrent des dirigeants « respectés, instruits, admirés et permissifs ».

Le désir de contrôle

Hemant Kakkar, le chercheur principal, commente :

« Le contrôle personnel est un besoin commun que les gens désirent. Ils ont besoin d’ordre, de stabilité et de contrôle. Quand vous êtes dans un état d’incertitude, cela vous rend nerveux. Nous soutenons dans ce cas que l’une des raisons pour lesquelles les gens votent pour des dirigeants autoritaires dominants est d’obtenir ce contrôle par procuration ».

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