Contrairement à l’ONU, la Russie veut accorder une chance aux robots-tueurs

L’ONU s’est déjà prononcée en faveur de l’interdiction des robots-tueurs à l’avenir. Mais la Russie ne partage pas vraiment cet avis et pense qu’il pourrait y avoir de bons côtés à ces robots-tueurs. Depuis 2013, les Nations Unies s’inquiètent du développement des LAWS, les systèmes d’armes autonomes létaux ou « lethal autonomous weapon systems ». L’ONU pense sérieusement à interdire l’usage

de ces robots tueurs, comme on peut le lire dans ce rapport datant de 2017.

La majorité des États membres des Nations Unies sont en faveur d’une restriction stricte en la matière mais un pays s’en détache: la Russie. Dans un communiqué de presse, le gouvernement de Vladimir Poutine a fait savoir qu’il n’approuvait vraiment pas cette interdiction des robots tueurs. La Russie a passé ce message à la suite d’une semaine de discussions sur la question des armes et des véhicules gérés par intelligence artificielle à Genève (voir rapport final ici).

« Arme plus complexe »

La Fédération de Russie estime qu’il faut voir de quoi sont capables les robots tueurs avant de les interdire complètement. Il faut voir comment ils vont évoluer avant de tirer la sonnette d’alarme. « Le manque d’échantillons de ces systèmes d’armes reste le principal problème dans cette discussion sur les LAWS », indique la Russie dans son communiqué. »Des accords internationaux [ont établi] une interdiction préventive sur les différents types d’armes possibles », ajoute-t-elle. « Cependant, cela peut difficilement être considéré comme un argument pour prendre des mesures préventives prohibitives ou restrictives contre les LAWS car c’est une catégorie d’armes beaucoup plus complexe et large que ce que la compréhension actuelle de l’humanité lui accorde. » 

Show More

Express devient Business AM

Close
Close