Ce que Trump appelle force, la Chine l’appelle stupidité

« Les frappes sur la Syrie de Donald Trump ont peut être relégué à l’arrière-plan le sommet avec Xi Jinping, mais la Chine n’est que trop heureuse de voir les Etats-Unis se faire piéger de nouveau au Moyen-Orient », écrit James Palmer, correspondant pour le site Foreign Policy à Pékin.

« Les frappes sur la Syrie de Donald Trump ont peut être relégué à l’arrière-plan le sommet avec Xi Jinping, mais la Chine n’est que trop heureuse de voir les Etats-Unis se faire piéger de nouveau au Moyen-Orient », écrit James Palmer, correspondant pour le site Foreign Policy à Pékin.

Foreign Policy a publié une vue intéressante sur l’interprétation chinoise des frappes américaines sur des cibles syriennes en réponse à une attaque au cours de laquelle du gaz sarin, un puissant neuro-toxique, a été utilisé sur l’instigation des troupes de Bachar al-Assad, selon  Washington :« La Chine est heureuse d’étendre graduellement son pouvoir ailleurs, en particulier dans son propre voisinage. Mais le pays n’a pas été en guerre depuis 38 ans, depuis que les dernières convulsions de l’ère Mao ont produit l’invasion ratée au Vietnam en 1979. (Dans ce laps de temps, les États-Unis sont partis en guerre dans plus d’une douzaine de pays, et la Russie dans près d’une douzaine). Pékin voit l’approche éparpillée et contradictoire de Washington en matière de politique étrangère – en particulier au cours de la période post- guerre froide – comme déstabilisante, stupide … et utile.+L’Irak +, vous dirait n’importe quel décideur chinois, +nous a permis de gagner une dizaine d’années+. Avant le 11 Septembre 2001, il semblait que les  États-Unis avaient sérieusement décidé de contenir la Chine. Mais après, l’Asie-Pacifique s’est morfondue, tandis que se répandaient le sang et l’argent américains dans Falloujah et Kandahar.Pendant que les Etats-Unis s’embourbaient au Moyen-Orient et en Afghanistan, la Chine construisait des usines, des alliances économiques et des îles artificielles.Tout comme les Chinois ont ouvertement décrié les allégations de soupçons exprimées par les stratèges américains au sujet de la montée de la Chine au premier plan de la scène mondiale, en privé , ils considèrent cette attitude comme logique et inévitable – d’où la popularité parmi les théoriciens des relations internationales chinoises du « piège de Thucydide », l’idée  qu’une puissance émergente s’affrontera toujours avec celle de l’hégémonie établie.Les Etats-Unis n’ont pas envahi l’Irak pour une bonne raison, ils ont dépensé 1000 milliards $ et en sont revenus sans rien. […] Les États-Unis avec une main prise dans le piège syrien ont moins de ressources pour se concentrer sur les régions et les questions qui comptent vraiment pour la Chine. […] Et pour le moment, cependant, c’est l’Amérique qui, une fois de plus, s’apprête encore à sauter à pieds joints dans la boue. »

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