Ceux qui veulent devenir journalistes ont du soucis à se faire (et nous aussi), d’après les conclusions de ce rapport

Un des plus anciens think tanks américains, le Brookings Institute, vient de publier un rapport choquant sur ​​l’état des médias américains. Il conclut que les “hard news”, c’est à dire les reportage d’actualités sérieux, en opposition aux “soft news”, les informations que l’on peut trouver dans les magazines, sont menacées.

Le Brookings Institute explique que l’effondrement des recettes publicitaires, qui détruit des emplois dans le secteur des média, est responsable de cette évolution. Ainsi, on compte deux fois moins de reporters d’actualité qu’on en recensait il y a quarante ans.

Certains médias qui ont maintenu des équipes permettant une couverture de bonne qualité de l’actualité ont institué des “paywalls”, c’est à dire des abonnements payants, pour protéger leur rentabilité. En conséquence, ils ne sont plus lus que par des élites (universitaires, hommes d’affaires, traders, législateurs…, etc.). On peut donc légitimement se demander comment le grand public pourra avoir accès à ces reportages d’actualité :

Ces tendances soulèvent la question de savoir qui collectera ces “hard news” pour le grand public. Même si l’Internet a permis à tout un chacun de pouvoir diffuser largement son opinion – que l’on sache de quoi l’on parle ou non – il a aussi semé la confusion parmi les lecteurs. En l’absence d’intermédiaires neutres tels que des reporters, des vérificateurs de faits et des journalistes, les lecteurs éprouvent de plus en plus de difficultés pour juger de la crédibilité de ce qu’ils lisent”.

Le rapport souligne que 7 tendances clés se dégagent de cette évolution:

  • Les journaux imprimés sont des dinosaures
  • Les “hard news” sont en danger
  • La télévision est toujours importante
  • De même pour la radio
  • L’actualité est maintenant numérique
  • Les médias sociaux permettent à des informations (et des “pseudo-nouvelles”) de devenir virales
  • Pour la jeune génération, l’actualité est consommée sous forme de comédie.

 

Show More

Express devient Business AM

Close
Close