« C’est le mépris pour la démocratie qui érode l’Europe »

L’élite politique italienne s’est réveillée lundi avec une gueule de bois après la chute des villes de Rome et Turin entre les mains du “Mouvement Cinq étoiles” du comédien Beppe Grillo, à la suite des élections municipales de ce dimanche. Le Premier ministre Matteo Renzi a parlé d’une défaite “amère, brûlante”. Dans Le Figaro, l’auteur et chroniqueur français Yvan Roufiol écrit que les citoyens “veulent reprendre le contrôle de leur destin”, non seulement en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, où le succès de Donald Trump est le résultat du rejet de l’etablishment et de l’envie de se débarrasser du politiquement correct :“C’est ce mépris pour la démocratie qui entache l’Union européenne, confisquée par des technocrates et des commissaires populophobes et xénophiles. A cette première raison, qui avait suffi à faire s’écrouler l’Union soviétique, s’ajoute une constante fascination de l’UE pour l’immigration de peuplement qui devient de plus en plus problématique”.Roufol cite un texte publié en 2004 par la démographe Michèle Tribalat dans son livre « Assimilation, la fin d’un modèle français » (2013), soulignant la position de l’UE à l’égard de l’immigration : “Si le flux d’immigration (…) est géré correctement et méthodiquement, les Etats membres seront gagnants sur de nombreux plans. L’économie sera plus forte et la cohésion et le sentiment de sécurité seront plus grands, sans oublier l’avantage que représente la diversité culturelle”. Ces “bêtises” sont encore d’actualité, déplore Rioufol, soulignant que la Commission Juncker a fait de l’immigration l’une de ses dix priorités politiques. “C’est, à l’évidence, une autre Europe qu’il faut construire. Pour cela, il faut laisser les peuples raisonnables décider de leur propre sort”, conclut-il.

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