C’est la Corée du Nord qui va présider la Conférence du Désarmement

En 2003, l’ONU s’était distinguée en nommant la Libye pour présider la Commission des Droits de l’homme en 2003. Elle récidive cette année, en demandant à la Corée du Nord de présider sa Conférence du désarmement, raconte Slate.

En fait, cette fonction échoit à chacun des 65 membres de façon automatique par ordre alphabétique.

Or, le 26 juin dernier, le sénateur démocrate américain John Kerry avait fustigé la Corée du Nord pour avoir testé à deux reprises des armes nucléaires, et violé les embargos de l’ONU en exportant des armes sensibles vers l’Iran, entre autres. Il semble qu’en présidant une conférence où il question de lutter contre la prolifération de l’armement nucléaire, alors qu’elle poursuit elle-même activement le développement de son propre arsenal nucléaire, la Corée du Nord témoigne d’une attitude pour le moins ambivalente.

So Se Pyong, le représentant officiel nord-coréen, a affirmé qu’il était prêt « à accueillir toute proposition constructive qui pourra renforcer le travail et la crédibilité de la Conférence sur le désarmement. ». Les représentants iraniens et chinois ont manifesté leur satisfaction de cette nomination.

Le Canada a demandé ouvertement à la Corée du Nord de quitter la Présidence de cette Conférence du désarmement, en alléguant par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, John Baird, qu’elle n’avait « tout simplement pas la crédibilité requise pour présider un organe de désarmement nucléaire ».

De toute façon, cela fait 13 ans que cette conférence est au point mort, depuis que ses membres ne sont pas parvenus à trouver un accord sur un traité qui mettrait fin à la production de matières fissiles à vocation militaire.

 

Show More

Express devient Business AM

Close
Close