Ces transfuges Nord-Coréens qui regrettent leur ancienne vie au pays…

En Corée du Nord, Lee Hae Jin a dû manger des racines pour survivre. Son grand frère a été battu à mort par des gardes de prison et son autre frère est mort, faute de soins appropriés.

Lorsqu’elle a réussi à fuir en Corée du Sud, en 2008, sa vie a été totalement transformée. En tant que transfuge, elle a reçu de l’argent, un logement et une bourse d’étude. Durant 3 ans, elle s’est sentie très heureuse. Pourtant, sa famille et son voisinage lui manquent énormément. Aujourd’hui, elle aimerait rentrer chez elle.

Au fil du temps, quelque 28.000 Nord-Coréens ont passé la frontière. Chez ces transfuges, les taux de chômage, d’alcoolisme et de dépression sont très élevés et leur taux de suicide est trois fois plus important que chez les Sud-Coréens. Un tiers des transfuges se déclare peu satisfait de sa vie et beaucoup d’entre eux décident de retourner au Nord.

Lee a commencé à déchanter lorsqu’elle est allée à l’université. Les autres étudiants la critiquaient et se plaignaient des aides accordées aux transfuges. Elle s’est rendue compte de la concurrence sans merci qui règne en Corée du Sud. Le culte capitaliste du succès et de l’apparence ne fait pas partie du bagage nord-coréen, où les relations humaines sont primordiales, et l’adaptation est souvent difficile, voire impossible.

Les transfuges peuvent retourner dans leur pays. Ils doivent pour cela faire une humiliante amende honorable. Mais ils seront surveillés toute leur vie.

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