Economie

Certains jambons contiennent moins de 75 % de viande

D’après une enquête de Test Achats, certains jambons vendus en supermarchés contiennent si peu de viande qu’ils ne méritent même pas leur appellation. L’association de consommateurs belge recommande de bien faire attention aux étiquettes.

Test Achats a passé à la loupe 34 étiquettes de jambon de diverses marques vendues dans les supermarchés belges. Parmi elles, 8 ne mentionnaient pas le pourcentage de viande contenu dans le jambon, 10 l’affichaient mais avec un pourcentage inférieur à 95 %, et 1 n’indiquait que 72 % de viande, constate l’association de consommateurs dans un communiqué.

En outre, 3 produits bon marché ne correspondaient pas – ou tout juste – à la définition légale du jambon, car ils contenaient trop d’eau et trop peu de viande. C’est le cas notamment du jambon dégraissé Horeca Select. Son étiquette n’indique d’ailleurs pas toujours les mêmes ingrédients. Si le produit ne respecte pas la législation en vigueur, il serait plus correct, selon Test Achats, de le vendre sous l’appellation « viande préparée, pic-nic » au lieu de « jambon ».

Des agents de remplissage pour réduire les coûts de fabrication

La loi prévoit que deux ingrédients, uniquement, peuvent se trouver dans le jambon cuit: le haut de la cuisse du porc et de la saumure. Or, le jambon industriel des grandes surfaces renferme souvent un tas d’additifs visant à améliorer sa couleur, sa texture ou sa conservation, ainsi que d’autres ingrédients dits « de remplissage »: de l’eau, de l’amidon, de la gélatine, etc.

Certains jambons contiennent, en outre, des « protéines de porc » ou encore des « protéines animales ». Derrière cette expression peu claire, on trouverait plutôt des protéines de plasma de sang, ingrédient qui permet de réduire les coûts de fabrication mais qui altère grandement la qualité de la viande.

Des étiquettes « sexy »

Le problème est que le consommateur se fait trop souvent avoir par les étiquettes rendues « sexy » par les fabricants, déplore Test Achats. Ils disposent ainsi d’une série de dénominations alternatives pour donner l’impression qu’aucun additif ne se cache dans leurs produits. Par exemple: la « farine de graines de caroube » n’est autre que de l’E410, et l' »extrait de romarin » de l’E392. 

C’est pourquoi il convient de bien analyser les étiquettes avant de passer en caisse.

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