Economie

Ce n’est pas ce que vous pouvez faire, mais la rapidité avec laquelle vous apprenez qui devient décisive dans votre recherche d’emploi

L’histoire du rôle de l’intelligence artificielle dans la transformation de l’industrie du logiciel est un exemple classique de la manière dont la technologie oblige à réexaminer les principes fondamentaux de chaque entreprise, écrit Brian Peccarelli, directeur des opérations de Thomson Reuters, dans un article pour le Forum économique mondial (WEF).

Selon Peccarelli, avec plus de puissance analytique que jamais à portée de main, de nouvelles façons d’accéder à l’information et un potentiel de croissance pratiquement illimité, les dirigeants d’entreprise d’aujourd’hui doivent se familiariser avec l’abandon des processus traditionnels et des restrictions héritées. Ils doivent également s’adapter au changement.

De nombreuses entreprises sont potentiellement confrontées à des changements importants. Toutefois, selon Peccarelli, ce n’est pas le genre de préoccupations qui inquiètent tout le monde. Les débuts de l’IA étaient plein de prédictions selon lesquelles les robots remplaceraient la main d’oeuvre traditionnelle.Les robots remplaceraient un quart des emplois du secteur des services d’ici 2025, indique une étude de 2015.

« Au milieu de toutes rumeurs alarmistes, l’IA est en fait de plus en plus un facilitateur qu’un perturbateur », écrit l’auteur.

Compétences d’apprentissage

Certaines prophéties catastrophiques indiquent que les robots voleront bientôt des emplois. Cependant, les entreprises technologiques au centre de la révolution robotique ne peuvent pas engager des technologues suffisamment qualifiés. A l’échelle industrielle, il y a actuellement quatre postes vacants pour chaque technologue aux Etats-Unis.

« La technologie ne consiste pas vraiment à remplacer le travail des êtres humains. Il s’agit davantage de les rendre plus intelligents. Pour y parvenir, nous avons besoin de technologues avec l’expertise nécessaire dans la création de nouvelles percées. Mais nous avons également de compétences non techniques qui permettent de naviguer dans la culture d’entreprise et d’identifier les points douloureux de nos clients. Il s’agit d’un défi qui bouleverse le statut quo en matière de recrutement », explique Peccarelli.

Les recruteurs passeront davantage de temps à assister à des hackatons, à des rencontres sur les campus universitaires, à des réunions techniques et à des conférences de l’industrie plutôt qu’à être assis dans leur bureau à trier ou à rédiger des offres d’emploi.

« Vous les verrez aussi passer moins de temps à parler avec les candidats de technologies spécifiques et des étapes antérieures de leur carrière et davantage évoquer la résolution des problèmes. »

Une telle méthode de recrutement était totalement inconnue il y a cinq ans. De nos jours, l’accent est mis principalement sur l’acquisition de compétences, ce qui permet de déterminer clairement si un candidat peut rapidement apprendre un nouveau concept et l’appliquer avec succès à un défi commercial. L’apprentissage nécessite la combinaison d’une expertise approfondie du domaine pour identifier rapidement les solutions possibles avec une prédisposition facilitant la communication, la compréhension de la culture d’entreprise et la réponse appropriée aux préoccupations du client.

Holistique

Selon Peccarelli, cette approche conduit à une vision beaucoup plus nuancée et holistique du candidat et de l’entreprise, une vision qui intègre les aspects difficiles du travail dans l’équation globale de l’embauche.

« À une époque où de nombreuses entreprises suggèrent que l’essor de la technologie réduira les besoins en personnel, une tendance très différente se dessine. La technologie change effectivement le profil des personnes que nous recherchons et influe considérablement sur la façon dont nous les trouvons, mais elle n’a pas modifié le fait que nous en avons toujours besoin, peut-être plus que jamais. »

En fin de compte, la montée en puissance de l’intelligence artificielle prouve de manière constante que les entreprises qui prospéreront en ces temps incertains sont celles qui s’engagent sans relâche pour l’innovation, la créativité, la collaboration et l’apprentissage. Ces entreprises disposeront d’un personnel diversifié capable d’anticiper les tendances et de détecter les nouvelles menaces aux endroits les moins probables.

« Il faudra de plus en plus se concentrer sur des professionnels qui possèdent non seulement les compétences techniques nécessaires pour faire face aux défis actuels, mais qui ont également la souplesse nécessaire pour s’adapter à ceux de demain », conclut Peccarelli.

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