La police espagnole a arrêté des officiels de l’exécutif régional catalan

La Guardia Civil a envahi les bureaux du gouvernement régional catalan à Barcelone. Plusieurs personnes ont été arrêtées. De cette manière, le gouvernement cherche à contrecarrer la tenue d’un référendum pour l’indépendance de la Catalogne le 1er octobre prochain. Ce type d’initiatives ne s’était jamais produit en Espagne depuis la mort du dictateur Franco en 1975. « Les forces d’occupation dehors! », « Nous voterons pour être libres »: voici les slogans hurlés par la foule aujourd’hui à Barcelone, à l’encontre du pouvoir central. Une manifestation éclair en vue de protester contre la capitale, Madrid. Il faut dire que celui-ci n’y va pas de main morte : la garde civile a procédé à l’arrestation du bras droit du vice-président de la Catalogne, ainsi que d’une douzaine d’autres membres de l’exécutif régional.Une question: pourquoi? Parce que les autorités catalanes veulent organiser un référendum sur l’indépendance de leur région ce 1er octobre. Un référendum qui a pourtant été formellement interdit par la Cour constitutionnelle espagnole.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a également procédé à des perquisitions dans l’administration catalane pour y saisir du matériel électoral. Ce sont ainsi 45.000 convocations qui ont été confisqués.

S’exprimer

Selon un récent sondage, le camp du maintient de la Catalogne dans l’Espagne a récolté 51,28% des voix. Mais les Catalans, au travers du sondage, veulent avant tout s’exprimer: ils sont 70% à être favorables à la tenue d’un référendum. Notons que les séparatistes sont toutefois majoritaires au Parlement catalan. 

Mais Madrid ne compte de toute façon pas laisser faire les choses, histoire de casser les velléités. Bonne tactique? 

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