Economie

« Le Brexit est un poison lent pour les chefs d’entreprise »

Pour le troisième mois consécutif, l’activité du secteur privé britannique est en baisse. Les Britanniques battent ainsi leurs pires séries en plus de 10 ans. Selon le bureau de recherche Markit, c’est une conséquence de l’incertitude entourant le brexit

Sur la chaîne économique française BFMBusiness, Ross McInnes, président du conseil d’administration de la multinationale française Safran, a qualifié le brexit de « poison lent de l’incertitude » pour les chefs d’entreprises.

Safran est un groupe multinational actif dans les domaines de l’aéronautique, de l’aérospatiale et de la défense qui gère 14 sites en Grande-Bretagne. Il compte plus de 4 000 employés. McInnes est un Français d’origine australienne. Il a été chargé par le président Macron de promouvoir la France auprès des entreprises britanniques dans le contexte du Brexit.

Selon McInnes, les doutes concernant le Brexit pèsent de plus en plus sur le monde des affaires et sur l’économie britannique.

L’incertitude persistera même pendant la période de transition

« Qu’il y ait un accord, ne résoudra pas cette incertitude », a déclaré McInnes. « Il y a aura une période de transition qui s’achèvera en principe le 31 décembre 2020, [durant laquelle l’UE devra] « négocier un accord de libre-échange dont nous ignorons tout à ce stade des termes et conditions. Donc du point de vue des entreprises, l’incertitude se perpétuera ».

McInnes s’attend également à un exode d’entreprises qui se sont installées au Royaume-Uni « parce que l’on roule à gauche et que l’on y parle anglais ».
Elles n’auront plus grand chose à faire dans un pays qui n’est plus membre de l’Union européenne, où les règles d’immigration sont différentes et où la mobilité sera modifiée en conséquence de cette immigration.

En ce qui concerne l’accord de libre-échange qui doit encore être négocié, McInnes espère que les barrières douanières pourront être évitées. Les règles sociales et environnementales devront également s’aligner sur celles de l’UE « pour ne pas avoir à nos portes une économie qui pratique des règles très différentes des nôtres, notamment en matière environnementale. »

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