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Brexit « no-deal » ? La chasse au papier hygiénique et aux analgésiques des Britanniques fait augmenter les ventes de 7 %

« Lorsque les historiens raconteront la légende des tentatives de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne, cette semaine restera dans l’histoire comme le moment où le pays a enfin compris dans quel pétrin il s’était mis », écrit The Economist cette semaine à propos du Brexit.
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« Même en se référant à la norme du chaos auquel nous sommes confrontés depuis 3 ans, il apparait que le pays est perdu. (…) Quel que soit l’accord approuvé par le Parlement britannique, il devra être soumis au peuple pour qui doit avoir le dernier mot », écrit le magazine libéral.

Le pétrin, donc, car quitter l’UE semble maintenant un peu plus complexe que de mettre fin à la location d’un immeuble résidentiel.

Papier hygiénique, analgésiques et autres articles essentiels …

16 jours avant la date de départ définitif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, il n’y a pas d’accord sur le Brexit. Un «no-deal» reste possible. Le parlement britannique a peut-être voté contre un tel « no-deal » jeudi soir, mais aucun accord avec l’UE n’a encore été conclu.

Les Britanniques se préparent au pire et commencent à stocker des produits. C’est une bonne nouvelle pour les supermarchés. Au cours des dernières semaines, ils ont enregistré une augmentation de 7 % des ventes de produits essentiels. La plus forte hausse a été observée dans la vente de papier hygiénique, d’analgésiques et d’autres articles essentiels.

Morrisons, la plus grande chaîne de supermarchés du Royaume-Uni après Tesco, Sainsbury’s et Asda, a vu ses bénéfices augmenter de 9 % en février de cette année par rapport au même mois un an plus tôt. Le chiffre d’affaires a également augmenté de près de 3 %. Le CEO de la société a déclaré que sa direction planifiait actuellement des itinéraires alternatifs. Ils doivent garantir les approvisionnements si les livraisons normales sont compromises.

Brexit : Aldi et Lidl sont les gagnants

Mais ce ne sont pas les chaînes susmentionnées qui bénéficient le plus du chaos entourant le Brexit. Cet honneur est réservé aux discounters traditionnels Aldi et Lidl. ont vu leur chiffre d’affaires augmenter régulièrement. Au deuxième trimestre de l’an dernier, les ventes ont augmenté de plus de 10 %. Les deux chaînes ont maintenant une part de marché de 12 % en Grande-Bretagne. Il y a dix ans, celle-ci ne s’établissait qu’autour de 4 %.

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