« La Belgique veut le même Etat-Providence que la Suède, mais avec 900 000 travailleurs de moins »

La Belgique a le potentiel de devenir un super-État économique, mais elle aurait besoin d’un gouvernement qui prendrait de meilleures décisions. C’est ce qu’affirme Bart Van Craeynest, économiste en chef du gérant d’actifs Econopolis, dans son livre « Superstaat » (« Super Etat »).

La Belgique a le potentiel de devenir un super-État économique, mais elle aurait besoin d’un gouvernement qui prendrait de meilleures décisions. C’est ce qu’affirme Bart Van Craeynest, économiste en chef du gérant d’actifs Econopolis, dans son livre « Superstaat » (« Super Etat »).

Actuellement, trop de possibilités économiques sont ignorées, déplore-t-il.Van Craeynest souligne que la Belgique n’est pas un échec économique, comme certains le suggèrent, mais il ajoute que le pays est capable de bien plus que d’occuper une position moyenne au sein de l’Europe. Cependant, selon l’économiste, le pays doit d’abord reconnaître qu’une intervention à long terme est inévitable.Bart Van Craeynest constate que la Belgique a encore beaucoup de potentiel économique inexploité, ce qui lui confère des marges de croissance importantes. Il se réfère à des estimations de la Commission européenne, qui indiquent que l’activité économique de la Belgique est susceptible d’augmenter de 20 % dans les 20 prochaines années .

La fiscalité

Aucun autre pays européen ne présente une aussi grande marge, mais pour que ces possibilités se concrétisent, certains obstacles devront être éliminés, d’après l’ouvrage. Van Craeynest cite des charges du passé qui doivent être abandonnées, et des droits acquis qui doivent être remis en question.«Les domaines où des améliorations significatives peuvent être réalisées sont surtout ceux de la fiscalité et du travail», affirme l’économiste. « Il faut dire que la Belgique veut maintenir un Etat providence du niveau de celui de la Suède, mais en faisant appel à 900 000 travailleurs de moins ».« Le taux d’emploi belge, qui ne se monte qu’à 66,9 %, doit être encore augmenté ». En termes concrets, à son avis, il faut stopper toutes les formes de retraite anticipée, tandis que les salaires doivent être liés à la productivité, plutôt qu’à l’ancienneté. En outre, il faut absolument aborder la forte pression fiscale sur le travail.De même, Van Craeynest veut remplacer les voitures d’entreprises par une réduction directe de l’impôt sur le travail, couplée avec un taxshift du travail vers la consommation et l’environnement.

Show More
Close
Close