L’impunité des banquiers

Une enquête du Wall Street Journal montre que la grande majorité des procédures pénales et civiles concernant les irrégularités des marchés financiers se soldent par un non-lieu, et qu’au final, très peu de banquiers sont condamnés. Le Wall Street Journal a analysé 156 actions en justice entamées depuis 2009 contre 10 grandes sociétés new-yorkaises. 81% de ces actions n’ont débouché sur aucune accusation, et seules 47 personnes ont réellement comparu devant les tribunaux, dont un seul haut dirigeant du monde bancaire. Sur ces 156 affaires, seules 11 sont passées en justice et 6 n’ont pas généré de condamnations. Seul 5 procès ont été gagnés par l’État.

Arrangements amiables

Ce qui ressort de cette enquête, c’est qu’en ce qui concerne le monde des finances et les actions civiles, les arrangements amiables sont légion. Les banquiers accusés plaident généralement coupables et des dédommagements sont négociés.Les sanctions sont principalement des amendes, dont la moyenne générale tournerait autour des $61.000.Ceci explique que le cas de Gary Heinz, un employé d’UBS condamné à trois ans de prison, reste une exception dans le monde des finances. Dernièrement, la condamnation d’une ancienne dirigeante de la Countrywide Financial au paiement de $1 million a été annulée en appel.Selon le journal, le petit nombre de condamnations s’expliquerait par un plus grand respect des règles de la part des banquiers depuis la crise de 2008.

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