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La protection des baleines coûte la moitié de leurs emplois aux pêcheurs de homard américains

Aux États-Unis, dans le Maine, de nouvelles règles sont attendues avec impatience pour protéger les baleines franches de l’Atlantique nord. Cette espèce de baleine de la taille d’un autobus est menacée de disparition. 4 800 personnes travaillent dans l’industrie du homard dans l’État américain du Maine. Cela représente un chiffre d’affaires annuel de 1,5 milliard de dollars.

Depuis 2017, plus de 30 baleines franches de l’Atlantique nord ont été retrouvées mortes sur la côte est américaine, dont 18 dans la baie canadienne du Saint-Laurent. On estime qu’en plus des navires de pêche, quelque 800 000 lignes de pêche et filets entravent le passage de la baleine franche de l’Atlantique nord dans la région.

Le nouveau règlement fédéral sera prêt d’ici novembre. On craint que le nombre de lignes de pêche ne soit réduit de moitié. Ce serait une catastrophe pour l’économie locale. Dans le Maine, presque tous les emplois du secteur agricole sont liés à l’industrie du homard. Selon les pêcheurs de homard locaux, le durcissement des règles frappe injustement le Maine. « Les baleines ne doivent pas être éradiquées, mais nous non plus », disent-ils.

Soit dit en passant, la plupart des baleines franches de l’Atlantique nord mortes qui ont été trouvées récemment l’ont été au Canada, et non pas aux États-Unis.

La baleine franche de l’Atlantique nord est si menacée que même un décès par an est un décès de trop

Selon des scientifiques, la baleine franche de l’Atlantique nord est si menacée que même un décès par an est un décès de trop. Une étude récente à ce sujet montre que sur les 70 baleines franches de l’Atlantique nord retrouvées mortes entre 2003 et 2018, 22 sont mortes après avoir été prises dans des filets de pêche.

Au total, 400 baleines franches de l’Atlantique nord sont encore en vie, dont moins de 95 femmes fertiles.

Les scientifiques pensent que de plus en plus de baleines migrent vers le Canada parce que le réchauffement des océans a perturbé leur chaîne alimentaire. Pourtant, les mêmes scientifiques pensent qu’il n’y a aucune raison d’offrir un régime de faveur aux pêcheurs de la région du Maine.

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