Après McDonald, Wendy : des robots, plutôt qu’un salaire minimum de 15 $

La troisième plus importante chaîne de fast-food au monde, Wendy’s, a annoncé son plan de remplacer son personnel humain par des robots en réponse au coût croissant de la main-d’œuvre. La chaîne – fondée en 1969 à Columbus dans l’Ohio, et toujours basée dans cet état, dans la ville proche de Dublin – met à disposition pour l’installation des kiosques automatisés pour passer commande en self-service dans la plupart de ses 6 500 restaurants, dans 30 pays à travers le monde.Elle va aussi introduire la commande par mobile et applis de paiement ; même si du personnel sera toujours employé pour retourner les burgers.

Le salaire minimum légal invoqué

Le président de Wendy’s, Todd Penegor, a expliqué que l’augmentation du salaire minimum aux États-Unis et ailleurs l’a poussé à ce changement. En Californie, par exemple, le salaire minimum légal a été augmenté pour atteindre 10 dollars de l’heure, et devrait atteindre 15 dollars d’ici 2023 ; une augmentation similaire est prévue à New York.

Mc Donald

Récemment, au cours d’une interview avec une chaîne de télévision américaine, Ed Rensi, ancien CEO de la chaîne de restaurants McDonald, avait affirmé qu’un salaire minimum de 15 $ de l’heure dans le secteur du fast-food américain était indéfendable, et qu’il aurait des conséquences catastrophiques. Il a précisé que McDonald avait commencé à s’équiper de robots :

« La demande de salaire minimum à $15 (…) vient d’une incompréhension fondamentale des principes qui régissent la gestion d’un restaurant, il suffit de faire le calcul. (…) Il est moins cher d’acheter un bras-robot à $35.000 que d’engager un employé qui coûte $15/h pour emballer peu efficacement des frites – c’est un non-sens, c’est très destructeur et cela va causer une inflation et des suppressions d’emplois dans ce pays dont vous n’avez même pas idée ».

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