Apple déterminerait quels sujets d’actualité peuvent paraître à côté de sa publicité

Selon un article du magazine satirique français Le Canard Enchaîné, rapporté par BFM, Apple exigerait des éditeurs de journaux et revues qu’ils évitent de publier certains articles « dérangeants » le jour où paraissent des publicités pour Apple. Cette information a été confirmée anonymement par le directeur d’un groupe de presse. Selon ce patron, Apple formulerait des directives spécifiques en ce qui concerne les articles qui peuvent être acceptés à côté de ses annonces.

Le sexe, le tabac, la guerre, la violence et le terrorisme sont, selon la revue satirique, des sujets proscrits qu’Apple ne veut pas voir paraître à côté de ses annonces dans les journaux et revues. L’entreprise dépense par an plus d’un milliard de dollars en campagnes de publicité et est donc un client important pour beaucoup d’éditeurs.

Selon Le Canard Enchaîné, Apple abuserait cependant de son pouvoir pour obliger les éditeurs à se tenir à un certain nombre de règles particulièrement détaillées. Selon le témoin cité par le journal, tous les sujets trop traumatisants ou dramatiques doivent être évités en première page pour ne pas nuire aux produits d’Apple en quatrième de couverture.

Régulièrement, il arrive que des marques suspendent des campagnes de publicité à cause de sujets d’actualité jugés inopportuns. Par exemple, après une catastrophe aérienne, aucune publicité pour des compagnies d’aviation n’est publiée.

Si les déclarations du Canard Enchaîné sont exactes, Apple voudrait inverser complètement ce rapport ce qui est un signe que la publicité du géant technologique est plus importante que l’actualité.

Si un éditeur ne respecte pas les exigences d’Apple, il est, selon le journal satirique, obligé d’envoyer à Apple une lettre d’excuses et d’offrir à l’entreprise un nouvel espace publicitaire gratuit qui ne soit pas entouré d’articles compromettants.

Etant donné que la majorité des éditeurs de presse rencontrent beaucoup de problèmes financiers actuellement, ils se soumettront certainement aux exigences d’Apple, explique BFM. S’ils ne suivent pas les instructions d’Apple, ils risquent en effet de perdre un grand annonceur.

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