Economie

« L’apocalypse du commerce de détail » n’est pas encore terminée

Ce que l’on nomme « l’apocalypse du commerce de détail » n’est pas encore terminée. Des faillites et des fermetures de magasins devraient encore survenir dans les 18 à 24 prochains mois aux Etats-Unis. C’est ce qu’indique un rapport de la banque d’investissement américaine B. Riley sur l’activité dans le commerce de détail aux États-Unis.

Une étude du consultant BDO International indique que 7 000 magasins auraient déjà fermé leurs portes aux États-Unis depuis le début de cette année. A la mi-août, on a même compté plus de fermetures que d’ouvertures de nouvelles boutiques.

Deux facteurs derrière la débâcle du commerce de détail

Deux facteurs contribuent à expliquer cette tendance : d’abord, de plus en plus de clients ont pris l’habitude d’effectuer leurs achats en ligne. Seules les chaînes de magasins bien implantées sur le net pourront donc surmonter cette disruption. Les analystes de la banque Riley précisent que les enseignes Children’s Place, Carter’s, American Eagle Outfitters, Foot Locker, Guess and Chico’s, qui se sont dotés d’un e-commerce performant, semblent donc vouées à survivre.

Le second facteur est l’excès de surfaces de ventes de la plupart des grandes chaînes du commerce de détail américaines. Cela implique que l’on doit encore s’attendre à ce que 30 % des boutiques physiques « cessent d’exister dans leur forme actuelle ».

Les centres commerciaux de petite et moyenne taille, en difficulté depuis plusieurs années, sont particulièrement vulnérables. Un grand nombre de magasins fermeront prochainement dans ces centres commerciaux, soit à la suite de faillites, mais aussi de décisions prises par des chaînes bien portantes du secteur soucieuses de rationnaliser leur offre. Ainsi, des enseignes saines telles que Family Dollar, Gap, Walgreens et H&M ont déjà procédé à la fermeture de centaines de magasins cette année.

Pas seulement les Etats-Unis

Les chaînes les plus en difficulté sont confrontées à la baisse de leur chiffre d’affaires, qui complique le paiement des loyers et les remboursements d’échéances de prêts, et les précipite vers la faillite.

En conséquence, le rythme des liquidations s’est accéléré cette année par rapport à l’année dernière. La chaîne Payless aurait ainsi à elle seule fermé pas moins de 2300 boutiques depuis le début 2019. Dans le secteur, on n’avait jamais vu une liquidation d’une telle ampleur.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls concernés par cette débâcle. Le secteur du commerce de détail des pays européens est lui aussi aux prises avec des difficultés similaires.

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