Economie

Le coût caché des livraisons gratuites ? Uriner dans une bouteille et se priver de repas…

Le e-commerce Amazon a résilié les contrats avec 3 sous-traitants avec effet immédiat. Les actes d’accusation qui ont été formulés par 3 cabinets d’avocats différents et peuvent être consultés sur Internet contiennent les détails des cas les plus choquants. On trouve également des accidents mortels parmi les accidents de la circulation impliquant des employés des 3 sous-traitants.

Un rapport du site de recherche à but non lucratif ProPublica montre qu’Amazon veut surtout se laver les mains en toute innocence. Avec la résiliation des contrats, ce sont 2 000 personnes dans 8 États américains qui perdront leur emploi. La question se pose de savoir si les exigences imposées par Amazon aux sous-traitants font partie du problème. Par exemple, les sous-traitants doivent livrer les commandes à destination le jour même ou le lendemain.

Amazon a lancé un réseau de services de livraison en 2014. Depuis lors, les conducteurs qui conduisent pour Amazon ont été impliqués dans 60 accidents de la route graves, dont 10 mortels.

Livrer 40 à 50 colis… par heure

Les chiffres qui figurent dans les actes d’accusation frisent le délire. Les chauffeurs-livreurs doivent livrer plus de 200 colis par jour. Un nombre qui monte facilement à 400 pendant la période de Noël.

Il est conseillé aux chauffeurs « de ne pas faire de pause, ni même de manger », « d’uriner dans des bouteilles » plutôt que de s’arrêter quelque part pour aller aux toilettes. On leur enseigne également des astuces qui fausseront le logiciel dans leur véhicule. Ses capteurs enregistrent que le chauffeur porte sa ceinture de sécurité, alors que ce n’est pas le cas, « car cela retarderait les livraisons ».

Bien que ces exigences devraient certainement dissuader les conducteurs expérimentés, mais aucune expérience n’est exigée.

Mais en sous-traitant des contrats à des sous-traitants, il semble que la boutique en ligne puisse se dégager de toute responsabilité juridique. Lorsque des irrégularités ou des accidents de la route se produisent, c’est le sous-traitant, et non Amazon, qui est responsable.

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