Le ministère de la Vérité ? L’Allemagne se dote d’un « centre de défense contre les fausses informations »

L’Allemagne va se doter d’un « Centre de défense contre les fausses informations », rapporte le site allemand Der Spiegel, qui tient cette information d’un rapport divulgué par le ministère de l’Intérieur. Le centre mettra principalement l’accent sur les membres de la communauté des «Russes-Allemands», et les personnes d’origine turque vivant en Allemagne. Il sera supervisé par le  Bundespresseamt, le service de presse fédéral, qui dépend de la Chancellerie allemande, qui compte 500 employés.Selon le magazine, la mise sur pied de cette nouvelle instance devrait être « très rapide ». Une note du ministère de l’Intérieur demande également aux partis politiques d’établir rapidement les règles pour la campagne électorale de 2017 et de ne pas recourir à des « chat bots » ou répandre de la désinformation sur les médias sociaux pendant la campagne électorale qui aura lieu l’année prochaine.

500 000 euros d’amende pour toute fausse information circulant sur Facebook

À la mi-décembre, le président du groupe SPD au Parlement, Thomas Opperman, avait expliqué qu’un « bureau de protection légale » serait créé en Allemagne, qui pourrait être saisi de demandes de retraits de fausses informations par toutes les personnes mises en cause dans ces informations. En l’absence de réaction du média ayant véhiculé cette information au terme de 24 heures, ce dernier s’exposerait alors à une amende de 500 000 euros.Le gouvernement allemand s’inquiète aussi au sujet d’une « possible ingérence russe » au cours des prochaines élections législatives et il veut agir au plus vite contre « ceux qui répandent de fausses nouvelles », redoutant une redite du scenario américain. Au cours de la campagne américaine, un grand nombre d’informations créées de toutes pièces ont été diffusées, en particulier sur les réseaux sociaux.La majorité de ces pseudos-articles visaient à décrédibiliser la candidate démocrate, Hillary Clinton. Les autorités américaines ont accusé  des pirates russes d’être à l’origine de certaines de ces fausses informations, qu’ils auraient émises pour influencer la campagne électorale.

Le piratage du Parlement allemand

Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung a publié dimanche un article dans lequel un officiel responsable de la sécurité demeuré anonyme déclare que « selon toute probabilité », le piratage du service informatique du parlement allemand en 2015 était le fait de pirates informatiques russes. Selon Der Spiegel, cependant, rien ne le prouve.

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