Comment les agents des douanes brésiliennes interceptent les passeurs de drogue

A l’Aéroport international de São Paulo-Guarulhos, au Brésil, environ 1,41 tonne de cocaïne a été interceptée l’année dernière. Ces chiffres viennent confirmer le fait que le Brésil est devenu l’une des plaques tournantes les plus importantes du trafic mondial de cocaïne.

Cette position se doit très certainement à la situation géographique du Brésil. Les trois plus grands producteurs de cocaïne au monde – la Colombie, le Pérou et la Bolivie – partagent en effet une frontière avec le pays. En outre, avec 6,5 millions de passagers par mois, l’aéroport propose des liaisons directes vers quatre continents.

Les principales routes de la drogue à destination des États-Unis – le plus grand consommateur de cocaïne au monde – traversent l’Amérique centrale et le Mexique. Selon un rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, le Brésil est devenu le point de départ le plus important du trafic de cocaïne vers l’Europe et l’Afrique.

Ces dernières années, le Brésil est également devenu le plus grand marché sud-américain de cocaïne. Cependant, les exportations peuvent être encore plus lucratives. Plus la drogue s’éloigne de sa source et plus sa valeur augmente en rue. Aux Etats-Unis, un gramme de cocaïne coûte 12 dollars, contre 60 dollars en Europe et 300 dollars en Australie.

Sandales

La douane de Guarulhos est donc particulièrement entraînée pour intercepter les passagers et les bagages suspects. Compte tenu des itinéraires connus, les vols en direction de l’Afrique, principalement l’Éthiopie, reçoivent également une attention particulière.

La nature du bagage peut également éveiller les soupçons du personnel des douanes. L’accent est mis sur les valises à coque rigide, qui offrent la possibilité de créer un faux compartiment afin de dissimuler une cargaison de drogue.

En outre, les vêtements du voyageur peuvent également donner lieu à une enquête plus approfondie. Les agents des douanes ont constaté durant les années précédentes que les passeurs de drogue, les mules, utilisaient un certain type de sandales pour cacher la drogue.

La présence de certains médicaments sur les trafiquants de drogue tels que le lopéramide et le bisacodyl peuvent également éveiller les soupçons des agents. Les passeurs de drogues avalent des capsules de cocaïne afin d’éviter les contrôles. Le lopéramide, un anti-diarrhéique, et le bisacodyl, un laxatif, font donc partie de la panoplie de prédilection de la mule.

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