Dominique Leroy, CEO de Poximus

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Politique

Proximus... Un parc d'attractions politique ?

Proximus confirme que 1 900 emplois seront supprimés au cours des trois prochaines années. Cependant, 1 250 nouveaux recrutements sont également prévus. La société met en avant les coûts opérationnels et de personnel élevés ainsi que la numérisation du secteur. 

Wouter Verschelden (Newsmonkey) : "La relation entre le CEO de l'entreprise publique Proximus, Dominique Leroy, et les politiciens, s'est refroidie depuis un certain temps. Avec l'annonce d'une perte d'emplois de près de 2 000 postes et le lien avec l'arrivée d'un quatrième acteur du secteur des télécommunications, elle a suscité la colère du gouvernement. Ce qui est particulièrement difficile pour les politiciens, en particulier si cela pointe vers une responsabilité du gouvernement. 

  • La probabilité que le quatrième joueur arrive est plus faible, maintenant que le gouvernement est entré dans des affaires courantes. 
  • De plus, de nombreuses autres raisons justifieraient que Proximus fasse des économiesses effectifs sont comparables à ceux du grand acteur néerlandais KPN, mais celui-ci sert un pays de 17 millions d'habitants, contre 11 millions en Belgique."

L'économiste Ivan van de Cloot (De Tijd) : "Le gouvernement prend chez Proximus des mesures qui détermineront sérieusement les revenus futurs de la société, interfère dans les tentatives de l'opérateur pour gérer ses coûts, puis attend avec impatience le prochain dividende de la société. Peut-être que c'est trop maintenant. Les règles de bonne gestion s'appliquent également au gouvernement. L'adaptation de la politique de l'entreprise à la campagne électorale personnelle des politiciens ne fait pas partie des tâches de la direction d'une entreprise."

Stefaan Michielsen (De Tijd - €)  "Si les hommes politiques ne veulent pas ou ne peuvent pas respecter cela, il existe une solution simple : racheter les autres actionnaires [...] pour reprendre le contrôle total de Proximus et laisser libre cours à l'ingérence politique [...] L’entreprise de télécommunications pourrait ainsi devenir un grand terrain de jeu pour la politique. On pourrait en faire à nouveau un véritable service gouvernemental. Une administration ! Et supprimer le nom frivole Proximus, pour l’appeler Régie des Télégraphes et Téléphones."

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