Une plage sous un ciel très nuageux

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Economie

Le FMI voit 3 nuages ​​orageux à l'horizon de l'économie mondiale

Maurice Obstfeld, l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), met en garde dans son dernier rapport contre "les nuages ​​à l'horizon [économique]". 

L’année prochaine, Obstfeld  sa place à l’Indo-américaine Gita Goponath, qui est devenue la première femme nommée au poste d’Économiste en chef au FMI la semaine dernière. Gopinath enseigne encore à l'Université de Harvard à Boston pour le moment. Elle est spécialisée en finance et en macroéconomie. À la fin de cette année, elle succédera à Maurice Obstfeld, qui prend sa retraite.

L'Américain, aujourd'hui âgé de 66 ans, a présenté son dernier rapport World Economic Outlook à la veille de la réunion annuelle du FMI, qui se tient à Bali.

La croissance économique a atteint un plateau presque partout

La croissance économique a atteint un plateau presque partout. Dans les pays riches, seul le Royaume-Uni bénéficiera encore d'un rythme de croissance faiblement supérieur en 2019 par rapport à 2018.

Obstfeld voit 3 obstacles potentiels et abaisse de 3,9 % à 3,7 % ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale

  1. La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, les deux plus grandes économies du monde.

  2. La vulnérabilité accrue des économies émergentes, qui souffrent de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. Ces pays voient leurs dettes renchéries car ils empruntent en dollars, mais ils doivent rembourser l’argent emprunté en monnaie locale. En outre, il existe une fuite des capitaux de ces économies émergentes vers les États-Unis (pourquoi risquer de l'argent dans ces pays si vous pouvez obtenir 3% d'intérêt aux États-Unis). Enfin, beaucoup de ces pays subissent une dévaluation de leur monnaie locale.

  3. Le monde a utilisé toutes ses ressources financières  pour remettre l'économie sur les rails après la crise financière. La montagne de la dette mondiale s'élève à 250 000 milliards de dollars, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2007. Lorsqu'une nouvelle récession se présentera, ces dettes ne feront qu'augmenter encore davantage.

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