drapeaux britanniques

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Economie

Oups! Selon cette étude, le Brexit a coûté 500 millions de livres par semaine à la Grande-Bretagne jusqu'ici

Selon un groupe de recherche, la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne aurait déjà coûté 500 millions de livres (environ 563 millions d'euros) par semaine au gouvernement britannique.

Le Centre for European Reform, un groupe de recherche spécialisé sur l'Union européenne, s'est appliqué à calculer l'impact de la décision du Brexit sur l'économie britannique jusqu'à la fin du mois de juin 2018. Pour ce faire, il a créé un modèle des performances que l'économie britannique aurait atteintes si le vote du "remain", c'est-à-dire du maintien du pays au sein de l'UE, l'avait emporté lors du référendum de juin 2016. Il indique qu'il s'est basé sur les économies de 22 pays dont les caractéristiques sont très proches de celles de la Grande-Bretagne, et qu'il a comparé l'évolution économique de cette dernière à ces pays modèles.

Le PIB est inférieur de 2,5 % à ce qu'il aurait dû être

Selon ses travaux, le PIB de la Grande-Bretagne est inférieur de près de 2,5 % à ce qu'il aurait dû être si les électeurs britanniques n'avaient pas opté pour le Brexit lors du référendum. En conséquence, le gouvernement britannique a perdu 26 milliards de livres de recettes fiscales par an, soit 500 millions de livres par semaine. 

Ces conclusions contredisent les promesses des partisans du «Leave », qui avait clamé lors de la campagne pour le référendum que la Grande-Bretagne tirerait profit du brexit, car il lui permettrait d'économiser les 350 millions de livres de subventions que le pays adressé chaque semaine à l'Union européenne.

La croissance la plus faible depuis 2012

Et ce n'est pas terminé, puisque ce chiffre continue de croître. Au premier semestre de cette année, le taux de croissance enregistrée par l'économie britannique a été le plus faible enregistré depuis 2012, s'établissant à 1,3 % sur une base annuelle, alors que le pays bénéficiait d'une croissance très dynamique, supérieure à 2 % lors du référendum.

Mais les entreprises ont réduit leurs investissements, signe qu'elles se méfient des conséquences potentielles du Brexit. Néanmoins, le taux de chômage, qui s'établit à 4,2 %, est encore l'un des plus faibles de l'UE. Mais ce coup de frein ne sera pas sans conséquences sur la croissance économique du pays, et devrait s'accentuer, compte tenu que l'hypothèse d'un "no-deal Brexit", un Brexit sans accord, semble se concrétiser.

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