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Economie

Les vignobles bordelais sont inestimables: 140 sont déjà entre des mains chinoises

Les vignobles bordelais deviennent de plus en plus cher, indique un rapport du consultant immobilier Rustmann & Associés, spécialisé dans la vente de châteaux bordelais. Selon le consultant, plusieurs raisons expliquent ce phénomène.  

Selon Rustmann & Associés, d'une part les milliardaires chinois s'intéressent de plus en plus aux vins de qualité français et d'autre part, le secteur privé recherche également des vignobles proposés à la vente.

Pomerol

"Les prix augmentent pour les parcelles de vignes même quand elles sont mises sur le marché sans que le château ne soit vendu avec elles", explique le consultant Thierry Rustmann.

"Actuellement, vous n'obtiendrez rien pour moins de 250.000 euros à 300.000 euros par hectare et les prix peuvent atteindre 3 millions d'euros par hectare ou plus."

Le quotidien régional Sud Ouest a calculé que le prix d'une parcelle de vigne à Pomerol était encore plus élevé et atteignait 4,4 millions d'euros par hectare.

À Saint-Emilion, l’assureur français Scor a payé 178 millions d’euros pour le Château Troplong Mondot. Le château possède 29 hectares de vignes, le prix est de 6,1 millions d'euros par hectare, soit 2,5 millions d'euros par acre.

Investissement

Le prix de vente moyen d'un hectare de vignes dans le sud-ouest de la France était de 91.500 euros l'année dernière, contre 92.100 euros en 2016, selon le ministère français de l'Agriculture.

"Cependant, la moyenne couvre d'énormes disparités entre les célèbres châteaux et les vignobles plus ordinaires de Bordeaux, qui ne coûtent que 9.000 euros par hectare", expliquent les experts. Les plus beaux châteaux valent maintenant plus de 400 fois plus que leurs voisins moins illustres, selon Sud Ouest.

Les analystes estiment que le prix des meilleures vignes à Bordeaux est en partie alimenté par de grands châteaux qui cherchent à acquérir des parcelles pour augmenter la production et par l’arrivée de milliardaires chinois, qui possèdent maintenant environ 140 vignobles à Bordeaux.

M. Rustmann souligne également l'appétit des banques, des compagnies d'assurance et d'autres groupes pour les châteaux de la région. "Ce sont de bons investissements parce que le prix ne cesse d'augmenter et que les dirigeants aiment aller là-bas pour leurs séminaires", a-t-il déclaré.

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