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© Transpod

Economie

Un village français pourrait recevoir un prototype de l'hyperloop

Le village français de Droux, en Haute-Vienne, va probablement obtenir l'installation d'un centre de test de l'hyperloop sur son territoire. L'entreprise canadienne Transpod qui veut lancer à la fin de la prochaine décennie une première connexion commerciale de l'hyperloop, a en effet annoncé qu'il allait déposer une demande pour l'installation d'un circuit-test à Droux, un village de moins de 400 habitants.

Transpod a déjà obtenu auprès d'investisseurs américains et italiens, un montant de près de 50 millions d'euros pour son projet. En France cependant, tout le monde n'est pas si heureux de cette initiative.

Trois kilomètres

L'hyperloop est une idée de Elon Musk, fondateur de Tesla et Space X, qui prévoit de transporter des biens et des personnes dans des capsules à une vitesse de 1.000 km/h, grâce à un système de tubes à vide. Diverses entreprises travaillent à l'application pratique de ce concept.

L'une d'entre-elles est le groupe canadien Transpod qui est depuis quelque temps à la recherche d'un endroit pour réaliser des essais de cette technologie.

Un groupe lobbyiste de politiciens de la Haute-Vienne, la région dont Limoges est le chef-lieu, a proposé avec succès un terrain dans le village de Droux.

Transpod voudrait entamer cette année encore les travaux d'installation du lieu d'expérimentation, le long d'une voie ferrée abandonnée. Pour ce projet, l'entreprise a prévu un budget de 21 millions d'euros. Le trajet d'essai aurait une longueur de 3 kilomètres. Selon Transpod, ce serait actuellement le plus long trajet d'hyperloop au monde.

Selon le groupe de lobbys Hyperloop Limoges, le projet peut offrir de sérieux avantages à la région. En automne, Transpod dévoilera quels partenaires français et internationaux se joindront au projet.

Respect de l'environnement

"L'État doit apporter son soutien à un tel projet, indépendamment du succès que l'hyperloop aura à l'avenir comme système de transport" dit Raphael Le Mehaute, préfet de Haute-Loire. "L'arrivée d'un centre de recherches de haute-technologie de ce niveau ne peut que bénéficier à la région et à son université."

Cependant, tout le monde ne partage pas l'optimisme du préfet et du groupe lobbyiste. Un certain nombre d'habitants de la région craint des nuisances dues au bruit et souligne les conséquences négatives possibles sur le milieu rural de la Haute-Vienne. Les effets éventuels sur l'environnement doivent encore faire l'objet d'études.

La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a déjà investi dans l'entreprise Virgin Hyperloop One qui, récemment, a annoncé construire une centre de recherches en Espagne. 500 millions de dollars (431 millions d'euros) seraient investis dans le site espagnol.

À Toulouse, l'entreprise américaine Hyperloop Transportation Technologies a déjà ouvert un centre de recherches.

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