manifestations de vegans français antispécistes

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Politique

Les bouchers français demandent une protection policière contre les vegans agressifs

La CFBCT, c'est-à-dire l'association française des bouchers, charcutiers et traiteurs, a adressé un courrier à Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, pour réclamer une protection policière pour ses membres.

Certains de ses membres sont en effet devenus la cible d'attaques agressives de la part des vegans (végétaliens). Le courrier évoque une "intimidation physique, verbale et morale" de la part de ces derniers.

La lettre indique que les 18 000 bouchers-charcutiers français s'inquiètent de la surmédiatisation du mode de vie végétalien et trouvent choquant qu'un petit groupe de personnes veuille imposer son "idéologie" à la grande majorité de la population. 

Violence masquée et non masquée

Selon Jean-François Guihard, le président de la CFBCT, on parle de "violence masquée et non masquée" contre les bouchers. Dans la région des Hauts-de-France, 7 bouchers ont été aspergés de faux sang en avril, les vitrines d'une boucherie et d'une poissonnerie ont été vandalisées et l'inscription "Stop au spécisme" a été peinte sur leur façade. (Le spécisme est un terme désignant la discrimination entre créatures sur la base de leur espèce). Des cas ont également été signalés dans la région d'Occitanie. Selon la CFBCT, de plus en plus d'associations qui regroupent les végétaliens appellent leurs membres à commettre des violences contre les bouchers locaux.

En mars, une militante vegan en France a été condamnée à 7 mois de prison avec sursis après publié un commentaire sur les médias sociaux affirmant qu'elle se réjouissait de la mort d'un boucher tué au cours de l'attaque djihadiste sur un supermarché à Trèbes.

Quelle sera la prochaine étape?

"Quelle sera la prochaine étape?", Demande la CFBCT. "Les attaques que subissent les boucherie-charcuterie et toute la filière sont ni plus ni moins une forme de terrorisme. (...) Nous aspirons à travailler sereinement, loin de la haine et des diktats de certains fanatiques. De grâce, qu'on nous laisse travailler en paix ! De grâce qu'on laisse les Français manger ce qu'ils souhaitent !"

L'association des PME françaises CPME avait déjà condamné le comportement extrémiste des militants antispécistes au début du mois de juin. Les opposants au spécisme considèrent la discrimination contre les animaux comme fondamentalement aussi mauvaise que le sexisme ou le racisme. Ils préconisent l'octroi de droits aux animaux qui correspondent à leur expérience (subjective) et à leurs intérêts. 

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