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Mark Zuckerberg s'excuse pour les failles de Facebook mais tente de rassurer tout le monde

Ce mardi soir, Mark Zuckerberg a passé cinq heures devant le Sénat américain pour répondre aux questions des membres de l'assemblée. Le CEO de Facebook s'est excusé à plusieurs reprises pour la fuite de données d'utilisateurs mais a tout de même tenu à rappeler que Facebook restait un réseau "sûr". 

Longue soirée pour Mark Zuckerberg ce mardi soir. Pendant cinq heures, le CEO de Facebook a répondu aux questions des membres du Sénat américain. Au coeur du débat, le fameux scandale de Cambridge Analytica. À plusieurs reprises, le CEO de Facebook a admis avoir échoué à protéger les données de ses utilisateurs. Il s'est plusieurs fois excusé pour ça mais aussi pour ne pas avoir prévenu les "Facebookiens" que leurs données fuitaient: "Avec le recul, c'était une erreur" a-t-il déclaré un peu gêné. Il assure que dans le futur, les utilisateurs seront mieux informés sur les nouvelles fonctionnalités du réseau social et quand celui-ci sera utilisés pour la propagande ou la désinformation. 

Mais tout de même, Zuckerberg a assuré que Facebook "ne vendait pas de données." Selon lui, les utilisateurs sont bel et bien propriétaires de leurs données et ils contrôlent ce qu'ils publient et décident qui peut avoir accès à ces publications. Il ajouté également que si un utilisateur ferme son compte, Facebook supprimera les données liées au compte le plus vite possible sans en faire de copie. 

De fil en aiguille, l'homme d'affaires de 33 ans en est venu à s'exprimer sur la régulation de Facebook par les autorités. Il semble être plutôt favorable: "Ma position n'est pas qu'il ne devrait pas y avoir de régulation pour mieux protéger les données personnelles", a-t-il déclaré avant d'ajouter: "Je pense que la vraie question est de savoir, alors que l'internet devient plus important dans la vie des gens, quelle est la bonne régulation."

Ingérence russe

Pour rassurer un peu l'assistance, Mark Zuckerberg a fait quelques promesses comme celle d'implanter une intelligence artificielle d'ici 5 à 10 ans. Le but? Lutter contre les messages de haine et les propos racistes encore trop présents sur Facebook. 

Enfin, le CEO de Facebook a dû aborder la question qui fâche aux États-Unis: l'ingérence russe dans les élections américaines. Zuckerberg l'assure: régler ce dossier est la priorité absolue. D'ailleurs, il a confirmé que le réseau social coopérait pleinement avec Robert Mueller, le procurer spécial chargé de l'enquête. Mais l'homme d'affaires est forcé de le reconnaitre: "Tant que c'est le boulot de certaines personnes d'influencer des élections, on ne pourra pas être sûr à 100% que cela ne puisse pas se reproduire." D'ailleurs, il s'attend à ce qu'on apprenne rapidement que la Russie et la Chine ont essayé de voler de données. 

Ce mercredi, Mark Zuckerberg devra recommencer mais devant la Chambre des représentants cette fois-ci.

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