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Lifestyle

Cette école publique japonaise veut imposer un uniforme Armani à près de 600 euros à ses élèves

L'école primaire de Taimei, dans le centre de Tokyo, veut introduire un nouvel uniforme pour ses élèves de première primaire. Le hic, la direction a choisi un costume dessiné par la maison de haute couture italienne Armani à un prix qui fait grimacer les parents.

L'école primaire de Taimei, située dans le quartier chic de Ginza au centre de Tokyo, fait l'objet d'une vive polémique, relayée par la presse japonaise et même anglophone. À partir du mois d'avril, sa direction a l'intention d'imposer un nouvel uniforme à ses élèves de première année. Pour s'adapter au luxe du lieu, son choix s'est arrêté sur une tenue créée de toutes pièces par la marque italienne Armani.

Le problème est là, les parents devront débourser 80.000 yens, soit près de 598 euros, par uniforme. S'ils ont plusieurs enfants scolarisés dans l'établissement, l'ardoise peut bien vite être salée. D'autant plus que la tenue peut être complétée par des accessoires, tels qu'un sac, ce qui fait grimper le total à 90.000 yens, soit près de 673 euros, indique le Huffington Post japonais.

Pas obligatoire, mais risqué

L'uniforme actuel n'était déjà pas donné, puisqu'il coûte environ 127 euros pour les garçons et 147 euros pour les filles. Pourtant, même si de nombreuses boutiques de luxe l'entourent, l'enseignement reste public et des enfants de tout milieu social y sont scolarisés.

Les parents ne cachent donc pas leur inquiétude. L'affaire a même été portée au Parlement par un député de l'opposition.

Néanmoins, le directeur de l'établissement, Toshitsugu Wada, n'a pas l'intention de faire marche arrière. Même s'il reconnaît que le costume n'est pas "bon marché, il souligne qu'il y a "de nombreuses boutiques de luxe à Ginza" et que c'est donc une opportunité pour "s'appuyer sur la force d'une des marques", s'est-il justifié lors d'une conférence de presse. Il ajoute s'être même renseigné auprès d'autres grandes marques telles que Burberry, Chanel ou Hermès.

Le directeur assure également que l'uniforme ne sera pas obligatoire, mais les parents craignent, de leur côté, qu'une stigmatisation s'installe entre les enfants vêtus du nouveau modèle et ceux habillés par l'ancien.

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