An Airbus A319-112 of Belgian carrier Brussels Airlines (OO-SSV) approaches for landing at Brussels National Airport in Brussels, Belgium, 21 April 2017.

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Economie

La fin de Brussels Airlines est-elle imminente ?

Lufthansa décidera-t-elle aujourd'hui de mettre fin à Brussels Airlines? Un conseil d'administration crucial est prévu à 13 h, qui devrait acter le départ du CEO Bernard Gustin et de son bras droit Jan De Raeymaeker. Mais ce n’est pas tout: la compagnie aérienne devrait également être intégrée à Eurowings, une filiale de Lufthansa. Plus de 1000 emplois sont directement menacés à Bruxelles.

Le couperet va-t-il tomber sur Brussels Airlines? C'est malheureusement assez probable. Le conseil d'administration de SN Airholding se réunit aujourd'hui à Francfort. C'est Lufthansa qui est l'unique propriétaire de Brussels Airlines, c’est donc à elle que revient la décision. 

Brussels Airlines pourrait être rattachée à Eurowings. qui engendrerait beaucoup de pertes d'emplois notamment au niveau de la direction, mais aussi du secteur des ventes, de l’informatique et du marketing. Les syndicats de Brussels Airlines parlent de 1200 emplois. 

Intégrée à Eurowings

Les chances sont très grandes que Brussels Airlines soit engloutie par Eurowings, la filiale low-cost de Lufthansa. Ce n'est pas tout à fait illogique : en Europe, Brussels Airlines opère également comme une compagnie low-cost, avec des vols économiques. Mais de plus, elle dispose d’un vaste réseau en Afrique, pour lequel Zaventem est une connexion importante. Cette combinaison a toujours été la stratégie des dirigeants de Brussels Airlines. La question se pose alors de savoir ce qu’il adviendra de ces deux activités.

Si l’ensemble est absorbé par Eurowings, beaucoup d'emplois sont menacés à Zaventem. En effet, la direction, mais aussi les ventes, l’informatique, le marketing, seraient tous transférés à Cologne, où Eurowings a son siège. Les syndicats parlent d’environ 1 200 emplois menacés. Les syndicats de Brussels Airlines se tiennent prêts à entrer en action. De ce fait, cela pourrait aller très vite : dès cet-après-midi, les pilotes pourraient cesser d’assurer les vols.

Le monde des affaires belge a lancé un appel à l’aide. 50 dirigeants d'entreprises belges appellent à maintenir la compagnie aérienne belge. Ils veulent "une compagnie aérienne forte et ancrée à Bruxelles". Certains d'entre eux auraient dû y réfléchir avant de vendre Brussels Airlines à Lufthansa, comme le président du conseil d'administration de Brussels Airlines, Etienne Davignon. Le gouvernement quant à lui tente de sauver les meubles par l’intermédiaire du ministre de la Mobilité François Bellot (MR). Mais la question est de savoir s'il aura une grande influence sur Lufthansa.

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