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Politique

"Puigdemont ne rentrera pas en Espagne, même dans le coffre d'une voiture"

L’Espagne est en alerte : le gouvernement redoute que le séparatiste catalan Carles Puigdemont, actuellement exilé en Belgique, tente de retourner à Barcelone par toutes sortes de moyens. Selon le ministre de l’Intérieur espagnol José Ignatio Zoido, Puigdemont peut être certain qu’il n’y parviendra pas.


C’est ce que le ministre a expliqué à la chaîne Antena 3, à laquelle il a indiqué qu’il avait déployé des équipes de police spécialisées pour surveiller ses mouvements et l’intercepter s’il tentait de franchir la frontière espagnole.

Puigdemont s’est exilé à Bruxelles en octobre après avoir été destitué par le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy parce qu’il avait déclaré l’indépendance de la Catalogne. Un retour au pays l’expose à une arrestation sur les accusations de sédition et de rébellion.

Un vote de confiance au Parlement catalan


Un vote de confiance doit bientôt se tenir au Parlement catalan pour choisir un nouveau Premier ministre.

Selon toute vraisemblance, la liste de Puigdemont, qui a recueilli le plus de voix aux élections régionales du 21 décembre dernier, devrait l’emporter. D’ailleurs, Roger Torrent, le nouveau président du Parlement, a mis en avant Puigdemont comme étant le seul candidat valable pour ce poste.

Puigdemont doit être physiquement présent lors de sa nomination


Bloomberg explique que les médias espagnols sont actuellement en émoi, parce qu’ils spéculent que Puigdemont pourrait tenter d’employer des moyens inhabituels pour retourner en Catalogne afin d’être présent lors du vote catalan qui se tiendra au Parlement ce mois-ci.

En effet, la loi prévoit que le dirigeant de la région doit présenter le programme du gouvernement « devant la maison », ce qui, selon les experts juridiques, signifie qu’il doit être physiquement présent.

Les forces de police sur le pied de guerre


Lorsqu’on lui a demandé s’il était possible que Puigdemont rentre discrètement dans le pays, Zoido a répondu que les forces de sécurité espagnole étaient vigilantes et qu’elles étaient préparées à cette possibilité :

« Bien qu’il y ait beaucoup de chemins de campagne, et que l’on puisse entrer par bateau, en hélicoptère ou dans un avion léger, nous travaillons pour que cela ne se produise pas, et que Puigdemont ne puisse même pas revenir dans le coffre d’une voiture ».

Skype : une proposition « extravagante »


Pour Zoido, Puigdemont a « fui » les tribunaux, et s’est rendu dans des pays « où l’on ne fait pas trop attention à lui, mais où il peut faire beaucoup de bruit ». Il a jugé « extravagante » la proposition de Puigdemont de diriger la Catalogne avec Skype. « Justice sera faite avec Carles Puigdemont », a-t-il assuré.