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New Delhi envahie par un smog apocalyptique

Le conseil municipal de la métropole indienne New Delhi a dû prendre des mesures d’urgence afin de limiter l'impact du smog lourd. La qualité de l'air de la ville s'est révélée bien au-delà des limites de sécurité.


On a constaté la présence de particules microscopiques de poussière dans l'air au-dessus de la capitale indienne. Les taux s’élevaient à 969 unités par mètre cube. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’au-delà de 25 unités, cette pollution est dangereuse pour la santé.

Ces particules de poussière - d'un diamètre de près de 2,5 micromètres - sont particulièrement nocives pour la santé. En effet, elles sont suffisamment petites pour se loger profondément dans les poumons et ensuite passer dans d’autres organes.

Afin d'améliorer la qualité de l'air, le gouvernement a décidé d’interdire totalement aux camions l’accès à la ville. En outre, tous les projets de construction ont été temporairement suspendus et les écoles ont été fermées.

Ces mesures ont été décidées dans un premier temps car le smog persistant recouvrait depuis plusieurs jours une partie importante de la ville, rendant l’air suffocant. Cette pollution de l’air a provoqué par une réduction de la visibilité et une diminution du trafic. Plusieurs vols ont été retardés. On pouvait voir les habitants de la ville avec des écharpes en guise de protection ou munis de masques à gaz. Les commerces spécialisés ont enregistré une hausse des ventes de purificateurs d’air.

Problème connu


Selon le ministère indien de l'Environnement, cette pollution se doit à un manque de vent et un changement des niveaux d’humidité. Les autorités de la ville ont été critiquées pour la lenteur de leur réponse face à cette crise.

La pollution de l'air n'est pas un phénomène nouveau pour la capitale indienne. Chaque hiver, des taux dangereux de pollution sont enregistrés. Il y a trois ans, Delhi a été nommée la ville la plus polluée du monde. Depuis, plusieurs villes lui ont dérobés cette place.

Arvind Kejriwal, ministre en chef de Delhi, a déclaré que la ville était devenue chambre à gaz. Selon lui, des efforts doivent être faits pour trouver une solution à l'incinération des cultures dans les États voisins du Nord de l’Inde où les fermiers défrichent leurs champs en y mettant feu.

Sans la brise côtière de villes telles que Mumbai et Chennai, la pollution s’installe. Il faut également tenir compte des émissions du secteur industriel et du trafic local.

En raison de l'insuffisance des transports en commun, une grande partie de la population active locale doit utiliser sa voiture ou un autre moyen de transport pour aller travailler à Delhi quotidiennement.

Le gouvernement a décidé de fermer les centrales électriques et d'interdire l'utilisation d'appareils de chauffage polluants et les générateurs d'électricité privés.

Pendant le festival de Diwali, les feux d'artifice ont également été interdits. Cependant, selon les critiques, il faudrait faire plus pour lutter contre ce problème.

Enfin, dans ce contexte, les habitants essaient souvent de trouver une solution au problème au moyen de leurs propres ressources.