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Le président de la CE Juncker a couvert son ami Rajoy

ANALYSE: Comment Jean-Claude Juncker et son super commissaire Frans Timmermans, responsable des droits fondamentaux peuvent-ils être encore crédibles, alors qu’ils ont refusé de condamner fermement la violence du gouvernement espagnol ? De telles scènes devaient avoir lieu hors de l’Europe, la Commission européenne aurait dû sauter sur l’occasion pour classer les balles en caoutchouc, les matraques et la répression policière excessive comme "inacceptables".

Charles Michel est le seul dirigeant européen pour le moment à avoir condamné la violence qui surgit pour le moment en Espagne entre les Catalans et le gouvernement de Rajoy. Du côté de la Commission européenne, c'est le silence total. Un silence qui s'explique par le fait que le parti du Premier ministre espagnol Rajoy fait partie du PPE, le parti populaire européen. Qui est également celui du président de la Commission, Jean-Claude Juncker. "Nous sommes toujours prêts à condamner les abus ailleurs dans le monde. De ce fait, il est incompréhensible que nous ne réagissions pas lorsque des personnes âgées et des enfants sont attaqués dans notre propre Europe. C’est absolument inacceptable" s'est écrié le député européen Vert Bart Staes sur Radio 1.

Condamner fermement

L'Union européenne doit jouer son rôle de médiateur et calmer les choses entre Madrid et Barcelone. Et surtout condamner fermement la violence: "L'influence écrasante de Rajoy et de ses nationalistes espagnols n’est que trop visible. Si Juncker ne condamne pas la violence, il ne peut pas rester, en ce qui me concerne" poursuit Bart Staes.

Rajoy a choisi la confrontation et il permet que les policiers se déchaînent sur les manifestants catalan. Juncker se doit de réagir. Si l'Union européenne ne se prononce pas ça veut dire qu'elle place les libertés d'un parti au-dessus de celles de ses citoyens. Et cela voudrait dire que l'Union européenne a perdu toute autorité morale.

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