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Francfort en tête dans la course pour attirer les emplois de la City

L'immobilier

Francfort, la capitale financière de l’Allemagne, est pour le moment la destination favorite pour les 14 000 emplois dans les banques londoniennes qui devraient bientôt quitter la City pour d’autres villes européennes en raison du Brexit, rapporte Bloomberg.

Paris a promis des cadeaux fiscaux pour séduire les banques. Mais Francfort, “la seule ville du monde qui héberge deux banques centrales” (celle de l’UE et celle de l’Allemagne, l’une de l’économie la plus puissantes de la zone euro), comme le rappelle la campagne déployée pour séduire les banques, ne manque pas d’arguments.

UBS, Citigroup, Standard Chartered, Nomura et Goldman Sachs ne sont que quelques unes des 9 banques qui ont déjà fait part de leur intention de quitter la “City”, le quartier financier de Londres, pour s’installer dans la ville Allemande. Pour le moment, c’est cette dernière qui recueille le plus d’intentions de relocalisations, avec près de 2850 postes. A titre de comparaison, Paris ne recueille 1400 intentions de délocalisations, avec les promesses d’installation de HSBC et Société Générale et Dublin, seulement 150 (de Barclays). La ville allemande s’attend à accueillir les effectifs de près d’une dizaine d’autres banques d’ici la fin de cette année. Les banques soulignent l’infrastructure, mais aussi l’expertise sans équivalent qu’elles y trouveront.

Mais cet intérêt pour Francfort n’est pas sans conséquence sur le marché de l’immobilier local. On y enregistre déjà une pénurie de grands espaces commerciaux en centre ville. Un rapport de la Deutsche Bank quant à lui que les prix de l’immobilier à Francfort pourraient croître d’environ 11 % sous l’influence du Brexit. Il avait également suggéré que 4000 emplois seraient peut-être transférés de Londres à Francfort.

Le "complot" français pour détruire la City


Au Royaume-Uni, un rapport s’inquiète de l’existence d’un “complot” ourdi par une France “agressive” qui veut exploiter le Brexit pour “ruiner la Grande-Bretagne et fragiliser la City de Londres”. Rédigé par Jeremy Browne, qui représente la City auprès de l’Union européenne, il affirme que le gouvernement français et les dirigeants des banques françaises complotent pour “perturber activement et détruire” la City, “même si la France ne devait en tirer aucun profit”.

Browne affirme également que la France, “une claire adversaire du Royaume-Uni et de la City, et non une partenaire”, fait tout ce qu’elle peut pour garantir un “hard Brexit” :
“D’autres nations de l’UE s’inquiètent aussi de la charge agressive des Français, qui ne se restreignent pas dans leurs impulsions destructrices, et d'autres pays de l'UE qui souhaiteraient avoir une relation amicale avec la Grande-Bretagne et la City de Londres se retrouvent marginalisés.”