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A Hambourg, nous avons vu ce qu'est l'anarchie

Cela faisait des années que l’Allemagne n’avait pas été confrontée à un tel degré de violence, a déclaré le président allemand Frank-Walter Steinmeier lors d’une visite à Hambourg après le sommet du G20. Au cours de ce seul week-end, 476 policiers ont été blessés, 186 personnes ont été arrêtées et 225 autres ont été placées en détention.


Selon le quotidien tchèque Mladá Fronta Dnes  (accès payant), « Le sommet de l'élite mondiale a été complètement éclipsé par la ville de Hambourg en feu et les combattants dans les rues qui ont été présentés de façon euphémistique comme des manifestants. Ces images de violence en disent plus sur l'état de l'Occident que les résultats d'un sommet dont on ne peut pas dire qu’il a été décisif.

 « Une telle violence est alimentée par le sentiment d'être traité de manière injuste. Les auteurs ne ressentent pas qu’ils appartiennent à ce monde. Ils ne veulent pas le changement, mais la destruction. [...] Merkel a voulu montrer qu'une démocratie mature pouvait gérer la critique et les désaccords. Mais les choses ne se sont pas passées comme ça ».



A Hambourg, nous avons vu ce que signifie vraiment l'anarchie


Le journal suisse Neue Zürcher Zeitung s’inquiète du soutien que certains Allemands ont exprimé à l’égard des manifestants les plus violents :

« Toute la ville de Hambourg déteste la police », ont scandé les manifestants au cours de leurs raids dans la ville. Mais la notion selon laquelle ils recueillaient le soutien de la population n’est pas fortuite. Quand les grands-mères souhaitent bonne chance à des manifestants, et quand vendredi, après la première nuit d'émeutes, un grand journal s’est attaqué non pas aux délinquants, mais à la police, l’accusant d’avoir provoqué la violence, c’est à un jeu dangereux de sympathie avec les anarchistes auquel nous assistons.

Mais en fin de compte, nous avons eu à Hambourg une vision de ce que l'anarchie signifie : non pas la démocratie, mais le non-droit, la violence et la destruction ».



Selon le quotidien suédois Aftonbladet, les militants ne montrent guère l’exemple du dialogue démocratique, quand ils utilisent la violence et la destruction afin d'atteindre leurs objectifs politiques. « La société a le droit et le devoir de se défendre. Le socialisme ou une société utopique ne peuvent se construire sur du verre brisé et des voitures incendiées. Hambourg est un avertissement ».


Et l'Afrique ?


« Les jeunes générations n'acceptent plus que quelques douzaines de financiers et une junte de puissants déterminent leur avenir sans qu’ils puissent avoir leur mot à dire »,  écrit Luc Van der Kelen dans Het Laatste Nieuws (accès payant) :
« D’ailleurs, en étendant la carte du monde de la liste des participants au G20 - les plus grandes économies du monde – on voit la lacune du G20 : l'Afrique. Seule l'Afrique du Sud peut jouer le jeu du capital. Le reste de l'Afrique peut seulement assister à la manière avec laquelle les plus grandes nations du monde s’emparent de l'énergie et des matières premières du continent sans que l’Afrique puisse avoir voix au chapitre ».