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La nouvelle guerre froide s’orchestre depuis le pôle Nord

L’Arctique est le théâtre de la nouvelle guerre froide, estiment certains experts, précisant que la version actuelle est encore plus dangereuse que l’édition originale.


La Russie a renforcé sa présence militaire et économique dans l’Arctique. Vladimir Poutine a promis de faire de son pays un acteur dominant dans la région. Le socle des ambitions russes dans l’Arctique est lié à une stratégie de dissuasion nucléaire ainsi qu’à des manœuvres navales, affirment les experts. .

En Arctique, l’une des priorités pour la Russie mais également pour les Américains est l’île norvégienne de Vardø, située à moins de soixante kilomètres de la péninsule russe de Kola.

Selon certaines sources, les Etats-Unis seraient en train de construire sur l’île un nouveau système sophistiqués de radars nommé « Globus 3 » afin de surveiller l’activité militaire russe.

Nouvelle guerre froide


« "On assiste à une nouvelle guerre froide, mais celle-ci est plus dangereuse que la précédente parce que la Russie est plus faible, et donc beaucoup plus dangereuse et imprévisible », a déclaré le lieutenant-colonel norvégien Heier dans une interview. « Le risque de conflit nucléaire est beaucoup plus élevé actuellement que lors de l'ancienne guerre froide lorsque l'Union soviétique possédait toute une gamme d'armes différentes ».

« La Russie considère Vardø comme une cible importante », a précisé Heier. Si un conflit éclate, l’île sera la première à partir en fumée.

Officiellement, les nouvelles installations de radars américaines sont conçues afin de tracer les débris spatiaux tels que les vieux satellites. Toutefois, la Russie et la Norvège ne croient pas en cette version.

Bien que l’actuel système de radars soit exploité par des Norvégiens, l’hôtel principal de Vardø est rempli de techniciens américains et d’espions qui se font passer pour des observateurs d’oiseaux, a déclaré un journaliste local.

Les autorités russes ont par conséquent protesté contre les installations radars sur l'île norvégienne. Selon Vladimir Poutine, le programme américain menacerait l’équilibre stratégique dans le monde.