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Oxfam devrait cesser de se focaliser sur les super-riches

L’association caritative Oxfam devrait cesser de se focaliser sur les super-riches et elle devrait plutôt soutenir le capitalisme, estime Mark Littlewood, qui dirige l’Institute of Economic, dans une tribune d’opinion du journal britannique The Times. Une nouvelle étude d'Oxfam indique en effet  que les huit personnes les plus riches du monde détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale totale.


Or, la méthode de calcul d’Oxfam est discutable : l’organisation examine en effet les actifs nets des individus. Un Bangladais qui a réussi à économiser une somme misérable est donc considéré comme étant plus riche que le couple Clinton lorsqu’il a quitté la Maison Blanche, avec près de 10 millions de dollars de dettes, par exemple.

Mais ce que Littlewood trouve le plus critiquable est la propension de l’organisation à se focaliser sur les riches, plutôt que sur la lutte contre la pauvreté :

"Pour sûr, personne ne pense que le plus grand problème de l’humanité de nos jours est qu’il y a trop de milliardaires qui ont réussi. Si nous voulons vraiment éradiquer la pauvreté, nous devons surtout concentrer notre temps sur les pauvres et ne pas continuer à nous tracasser au sujet des riches. »

La Chine et l’Inde, qui hébergent un tiers de la population de la planète, ont beaucoup fait reculer la pauvreté en ouvrant leurs économies et en adoptant des réformes inspirées par le capitalisme, observe Littlewood. « Les résultats ont été spectaculaires. (…) Dans les années 1980, la moitié des Indiens vivaient dans la pauvreté absolue ; ce chiffre est maintenant réduit à 20 %. En Chine, où l’on a adopté une approche capitaliste encore plus agressive, le taux de la pauvreté absolue a baissé de 88 % à seulement 2 %. (…)

Oxfam devrait donc avoir des exigences très strictes sur l'élite internationale lors du Forum économique mondial de Davos. Elle devrait réclamer que l’on modélise les approches de la Chine et de l’Inde pour lutter contre la pauvreté, doubler le dosage des mesures correspondantes et les appliquer sur toute la planète. "

Promouvoir le capitalisme


«L’échec de l'establishment politique à évoluer vers un libre-échange réellement mondial, devrait donner des crises d’apoplexie au personnel d’Oxfam. L'organisation devrait aussi insister sur le fait que les énormes subventions publiques pour les riches propriétaires fonciers occidentaux , comme celles de la Politique Agricole Commune (PAC), sont non seulement inefficaces sur le plan économique, mais aussi indéfendables sur le plan moral, et qu’elles devraient être supprimées immédiatement. Le transfert de propriété des griffes de l’Etat (souvent contrôlé par des politiciens corrompus et leurs acolytes) au profit d’individuels hommes et femmes devrait être absolument central à la vision de lutte contre la pauvreté d’Oxfam.

Les signes économiques montrent clairement que le meilleur remède que nous ayons trouvé contre la pauvreté est le capitalisme. (…) Si Oxfam ne veut pas dépenser l’argent de ses donateurs uniquement en aidant directement les pauvres, mais aussi pour façonner et informer le débat public, elle devrait chercher à diffuser le capitalisme de marché libre à tous les coins de rue», conclut Littlewood.

FYI : Le rapport annuel d'Oxfam Novib pour l'année 2015/2016 indique que les coûts salariaux totaux pour le CEO d’Oxfam Farah Karimi, se montent à 126 737 euros.