2017, année record pour la boîte à bébé d’Anvers

La boîte à bébé d’Anvers a connu une année record : en 2017, 4 bébés ont été laissés dans cette boîte, qui permet aux mères en détresse d’abandonner leur enfant en toute sécurité. C’est ce qu’indique Catherine Beyer, cofondatrice de l’association caritative Moeders Voor Moeders (mères pour mères), qui vient en aide aux mamans démunies en leur fournissant de la nourriture et des vêtements.

La boîte à bébé d’Anvers a connu une année record : en 2017, 4 bébés ont été laissés dans cette boîte, qui permet aux mères en détresse d’abandonner leur enfant en toute sécurité. C’est ce qu’indique Catherine Beyer, cofondatrice de l’association caritative Moeders Voor Moeders (mères pour mères), qui vient en aide aux mamans démunies en leur fournissant de la nourriture et des vêtements.

La boîte à bébés est un dispositif qui permet aux mères en détresse de déposer anonymement leur bébé. La boîte dispose d’une porte qui s’ouvre sur la rue et que les mères peuvent ouvrir. À l’intérieur, on trouve un petit lit avec une couverture où le bébé peut être laissé. La maman y trouve aussi une enveloppe qui lui est adressée, contenant un message de soutien et la moitié d’une carte qu’elle est priée de conserver. L’association détient l’autre partie de l’image correspondante, qui servira à identifier l’enfant, pour permettre à la maman de reprendre contact avec lui ultérieurement.Peu après la fermeture de la boîte, la porte est verrouillée et une alarme se déclenche pour avertir les membres de l’association. Le bébé est alors récupéré très rapidement. Les membres de l’association lui attribuent un nom, qui est noté sur la seconde partie de la carte. Puis il est confié aux services sociaux qui se chargeront de lui trouver une famille d’adoption.

La progression de la pauvreté ?

« En 2017, nous avons trouvé 4 bébés dans la boîte. C’est une année record, et nous ne savons pas pourquoi », explique Mme Beyer. Depuis sa création en l’an 2000, la boîte a accueilli 13 bébés. Selon les politiciens locaux, la hausse des prix et la progression de la pauvreté seraient à l’origine de ce triste record.Mais en pratique, il est impossible de savoir quelles sont les motivations réelles des mères qui abandonnent ces bébés. En Belgique, il est illégal d’accoucher sous X, et les jeunes mamans qui confient leur bébé à la boîte l’ont souvent mis au monde chez elles. « Nous le voyons au cordon ombilical », explique Mme Beyer. Elle pense que la plupart des mères sont âgées d’entre 20 et 30 ans, et qu’elles proviennent de toute la Belgique. La plupart des bébés sont de type européen, et sont probablement nés de parents d’origine belge.

Une tradition ancienne

La version moderne de ce concept a été importée d’Allemagne (notre photo), mais il s’agit en fait d’une tradition très ancienne. Au Moyen-âge, les villes ou les couvents offraient des solutions similaires pour recueillir les bébés abandonnés. L’un d’entre eux est exposé au musée d’Anvers.Moeders Voor Moeders compte 160 bénévoles. L’association a dû batailler ferme pour imposer cette initiative que beaucoup ont accusée de pousser les mères à l’illégalité.

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