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Victime de fausses informations, le ministre pakistanais de la Défense menace Israël d'une guerre nucléaire

Les fausses informations ont encore frappé, suscitant une désagréable insinuation de guerre nucléaire entre Israël et le Pakistan, rapporte CNN. Cette fois-ci, c’est le ministre de la Défense du Pakistan qui en a été la victime.


Le 20 décembre, AWDNews, un site qui se spécialise dans les canulars et les fausses informations, avait publié un article alléguant que l’ex-ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon avait menacé le Pakistan d’une attaque nucléaire si ce pays décidait d’envoyer des militaires sunnites en Syrie. « Nous détruirons ce pays avec une attaque nucléaire », aurait prétendu le ministre, selon ce site.

Mais Khawaja Muhammad Asif, le ministre de la Défense pakistanais, a pris cette information au sérieux. Piqué au vif, il s’est jeté sur son compte Twitter pour adresser un sévère rappel à Israël : «[Le ministère de la Défense] israélien menace de représailles nucléaires présumant que le Pakistan s’implique en Syrie contre Daech. Israël oublie que le Pakistan est aussi un Etat nucléaire ».



Quelques heures plus tard, l’actuel ministre israélien de la Défense a réagi sur Twitter en réfutant le message attribué à Yaalon : « La déclaration attribuée à l’ancien ministre de la Défense] Yaalon [concernant] le Pakistan n’a jamais été faite ». « Les rapports auxquels le ministre de la Défense du Pakistan se réfèrent sont entièrement faux ».





Asif a finalement clos cet incident en adressant un dernier message au cours du réveillon de Noël, expliquant que ses menaces belliqueuses n’étaient qu’une « dissuasion pour protéger notre liberté ». « Nous souhaitons coexister en paix, à la fois dans notre région et au-delà », a-t-il déclaré.


Un tiers des Américains sont confrontés au phénomène des fausses informations sur internet


Au cours d’un récent sondage mené par Pew Research, près d’un tiers des Américains (32 %) ont admis qu’ils ont été confrontés à de fausses informations en ligne, en particulier dans la perspective de l’élection présidentielle. Un quart des personnes interrogées (23 %) ont reconnu qu’elles avaient partagé une information fausse, et 14 % ont même avoué qu’elles savaient alors que cette information était fausse.

Les deux tiers des sondés pensent que ces fausses informations peuvent avoir un impact sur les opinions des gens.

Récemment, des politiciens allemands ont appelé le gouvernement de leur pays à prendre des mesures pour empêcher les réseaux sociaux tels que Facebook de diffuser des fausses informations.

Le 15 décembre dernier, le réseau social Facebook a annoncé qu’il signalerait les fausses informations au moyen d’un indicateur.