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Dilma Rousseff : sa procédure de mise en accusation en 267 mots

367 députés brésiliens, sur un total de 513, ont voté dimanche pour la destitution de leur président Dilma Rousseff. Ainsi, la majorité des deux tiers nécessaire pour lancer le processus qui pourrait conduire à sa destitution, a été atteinte. Le 11 mai, cette décision doit être soumise à un second vote, au Sénat, où il suffira d’une simple majorité de plus de 50% des voix. Si cette majorité est atteinte, ce qui semble le plus probable, Rousseff sera écartée du pouvoir pendant une période maximum de 180 jours. Elle y sera remplacée par le vice-président Michel Temer, un ancien allié devenu un adversaire.


Après cette période, un deuxième vote sera organisé au Sénat, où une autre majorité des deux tiers sera nécessaire pour destituer définitivement l'actuel président du Brésil.

Dilma Rousseff n’est cependant pas soupçonnée de corruption ; elle est accusée d'avoir embelli les comptes du pays pour permettre sa réélection en 2014.

Plus de 30 membres du Congrès - pour la plupart membres du Parti des Travailleurs de Rousseff, PT, sont soupçonnés d’avoir accordé des contrats de plusieurs milliards de dollars contre des commissions occultes à la compagnie pétrolière et gazière Petrobras. Mais Rousseff ne figure pas sur cette liste.

L'affaire Petrobras n’est pas la seule épine dans le pied de Rousseff, confrontée à la profonde récession de son pays, et la réaction violente de la population.

Son successeur probable, Michel Temer, n'est pas non plus exempt de critiques. Son nom est mentionné dans une affaire frauduleuse impliquant des achats d'éthanol. Il pourrait, à son tour, faire l'objet d'une procédure de mise en accusation.