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Bravo les contrôleurs aériens ! Vraiment bravo !

L’organisation de l'Aviation Internationale IATA (International Air Transport Association) a condamné la grève sauvage des contrôleurs du trafic aérien mardi à Zaventem dans des termes inhabituellement sévères :


“Cette action des contrôleurs aériens est un camouflet pour toutes les compagnies aériennes et tout le personnel de l'aéroport qui ont travaillé si dur pour re-connecter Bruxelles avec le monde à la suite des épouvantables attentats terroristes d'il y a trois semaines.

C’est le comble de l'irresponsabilité de supprimer ainsi un service vital, et le faire sans avertissement ne peut être interprété que comme de la malveillance.

Si nous ne pouvons pas compter sur la simple décence humaine de la part de ces professionnels si bien rémunérés, alors il est temps pour les gouvernements de trouver des moyens de garantir la disponibilité des services de contrôle aérien”

Le signataire de cette note n’est autre que Tony Tyler, le Directeur général et CEO de l’IATA.

Près d’un tiers des aiguilleurs du ciel ont décidé de se déclarer inaptes au travail simultanément après avoir été informés qu'ils seront désormais mis en disponibilité à l’âge de 58 ans, contre 55 ans aujourd'hui. Ils pourront donc encore cesser de travailler cinq années avant une possible retraite anticipée, explique l’Echo.

“C’est incroyable. Un aéroport qui se remet doucement des attentats terroristes du 22 mars et qui est toujours occupé à gérer les problèmes de capacité et les désagréments pour les passagers, est maintenant pris en otage par le syndicat des contrôleurs aériens belges. Nous n'arrivons pas du tout à comprendre cela. Les passagers, les personnes en transit et les compagnies aériennes sont une fois de plus victimes d'un agenda social. C'est déjà la troisième grève ATC en Europe en une semaine, après celles de France et de Grèce. C'est totalement inacceptable”, a déclaré Athar Husain Khan, CEO de l’European Airlines (AEA), L'association des compagnies aériennes européennes qui représente 22 compagnies aériennes , dont Brussels Airlines.

Britta Baeke, rédactrice en chef de Travel Express Benelux ne mâche pas ses mots :
"Après que toute l’industrie du voyage belge (...) a renoncé à son sommeil et à sa vie sociale pour permettre aux  vacanciers de rejoindre leurs destinations de vacances dans des circonstances extrêmement difficiles, (...) le secteur est à nouveau pris en otage par la terreur : la terreur de contrôleurs gâtés pourris qui (...) s’approprient le droit de paralyser à nouveau notre aéroport national et ainsi, de ridiculiser totalement notre pays”.