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Un 'brexit' compliquerait le statut de Gibraltar

Si la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne, l'Espagne pourrait envisager de réviser certains accords concernant l’enclave de Gibraltar, et peut-être même fermer la frontière avec le rocher britannique, a indiqué un officiel du gouvernement espagnol qui a souhaité rester anonyme au journal britannique The Times.


Selon cette source, qui a une bonne connaissance des négociations liées à un éventuel brexit, si celui-ci se produit, l’Espagne ne serait plus contrainte de suivre les directives de l'Union européenne concernant le respect de la libre circulation des capitaux, des biens et de la main d’oeuvre dans les territoires britanniques d'outre-mer.

Le gouvernement espagnol considère que Gibraltar est un territoire national occupé illégalement par une puissance étrangère. Il revendique la souveraineté de Madrid sur le Rocher, en dépit du fait que l’Espagne a cédé ce territoire à la Grande-Bretagne en 1713, en vertu du Traité d’Utrecht.

Cependant, la source a indiqué que l'Espagne n'avait pas l'intention d'utiliser les droits des expatriés britanniques vivant en Espagne pour négocier des concessions concernant Gibraltar.

José Manuel García-Margallo, ministre espagnol des Affaires étrangères, a récemment suggéré que dans le cas d’un brexit, des négociations pourraient être engagées avec la Grande-Bretagne pour la mise en place d’un gouvernement conjoint de Gibraltar. Une proposition similaire avait déjà été émise il y a quatorze ans, mais elle avait été rejetée par le gouvernement du Premier ministre britannique Tony Blair.

Fabian Picardo, Ministre en chef de Gibraltar, a répondu avec indignation à la menace de l'isolement de la région. Il a averti qu'en aucun cas Gibraltar ne renoncerait à sa souveraineté.