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La Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Macédoine ferment leurs frontières

La Slovénie a effectivement fermé ses frontières. Le Premier ministre du pays, Miro Cerar, a indiqué hier que la route des Balkans était close, et que les restrictions à l’entrée étaient entrées en vigueur à minuit heure locale. Seuls les migrants en quête d'asile en Slovénie, ou qui ont besoin d'aide humanitaire, seront autorisés à entrer dans le pays.


La Croatie voisine, qui ne fait pas partie de l’espace Schengen, a indiqué qu’elle ferait de même.

En réaction, la Serbie, un autre pays limitrophe mais qui n’est pas membre de l’UE, a annoncé qu’elle aussi fermerait ses frontières avec la Macédoine et la Bulgarie pour les personnes qui ne disposent pas de documents valides.

Au cours des derniers mois, près de 500.000 personnes ont transité par la Slovénie pour atteindre l'Allemagne et d'autres pays d'Europe du Nord. Mais hier soir, le Premier ministre Cerar a mis un terme définitif à cet état de fait en déclarant que la “route des Balkans était maintenant définitivement fermée”. Selon Cerar, ces nouvelles restrictions s’intègrent dans un plan plus vaste visant à refouler les migrants illégaux avec le concours des autres pays des Balkans, de la Grèce, et la coopération de la Turquie.

Désormais, ce sont 8 pays qui ne respectent plus l’accord de Schengen, dont la Belgique, l'Autriche, la Hongrie et la Slovaquie. Tous ont durci leurs contrôles aux frontières, et des milliers de migrants se retrouvent bloqués en Grèce.

L'UE et la Turquie négocient un plan prévoyant de retourner en Turquie tous les réfugiés abordant sur les rivages grecs, quelque soit leur origine. En échange, l’UE accepterait d’accueillir le même nombre de réfugiés syriens sur une base un pour un. Avec cette mesure, les deux parties espèrent pouvoir briser le pouvoir des trafiquants. Les personnes qui paient des passeurs n’auront plus aucune assurance d’atteindre l'Europe, et risqueront de se retrouver bloquées en Turquie.

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés s’est posé la question de la légalité de cet accord, tandis qu’Amnesty International a estimé que le projet “portait un coup fatal au droit d’asile en Europe”.