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Des chercheurs belges défient Einstein sur son propre terrain

Les recherches d’André Füzfa, mathématicien et astrophysicien de l’Université de Namur, et de Massimiliano Rinaldi et Sandrine Schlögel, du centre namurois des Systèmes Complexes (NAXYS), pourraient bousculer la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein fondée sur la loi de gravitation universelle, rapporte le Vif/L’Express.

Les recherches d’André Füzfa, mathématicien et astrophysicien de l’Université de Namur, et de Massimiliano Rinaldi et Sandrine Schlögel, du centre namurois des Systèmes Complexes (NAXYS), pourraient bousculer la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein fondée sur la loi de gravitation universelle, rapporte le Vif/L’Express.


Dans la revue « Physical Review D », ils postulent l’existence de « monopoles de Higgs », des objets infimes (plus petit que le noyau d’un atome) et dont la densité est importante, à hauteur de plusieurs centaines de milliers de tonnes.


Si l’on découvre les monopoles de Higgs dans la nature, la théorie de la relativité générale, selon laquelle tous les corps sont influencés identiquement par la gravitation, serait enrichie mais également contredite car elle ne vaudrait pas pour l’Univers primordial d’où cet objet provient, explique le média.



Courber l’espace-temps


Actuellement, les scientifiques tentent de comprendre les champs gravitationnels existants et produits par des masses d’inertie importantes, telles que les étoiles ou la terre, sans pouvoir les manipuler comme on le fait avec des champs magnétiques. André Füzfa souhaite créer à volonté des champs gravitationnels à partir de champs magnétiques maîtrisés et observer comment ils peuvent courber l’espace-temps. Son dispositif créerait des champs gravitationnels faibles, mais détectables à partir de deux électroaimants supraconducteurs de quelques mètres de diamètre.


Cette découverte révolutionnerait la physique : la capacité de produire, de détecter et de contrôler les champs gravitationnels. L’homme pourrait reproduire l’interaction gravitationnelle, à l’instar des trois autres interactions fondamentales (interactions électromagnétiques et nucléaires forte et faible).