La station debout est-elle l'avenir du transport aérien?

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En juillet 2009, Michael O’Leary, le CEO de Ryanair, avait évoqué l’idée de faire voyager les clients debout dans les avions. Plus tard, il avait affirmé que les ceintures de sécurité étaient inutiles : « [Un avion] n’est qu’un satané bus avec des ailes. Si jamais un avion doit s’écraser, Dieu me pardonne, ce n’est pas la ceinture qui vous sauvera », avait-il alors déclaré. Il réfléchissait alors à des cabines spéciales où tous les passagers seraient debout dans une section spécifique de l’appareil. Ces passagers auraient payé leur billet à un prix extrêmement modique, de l’ordre de 1 euro pour des vols reliant des villes européennes, mais en échange, ils auraient sacrifié le confort de la station assise.


Le blog économique Priceonomics économique explique pourquoi ce concept n'est pas aussi farfelu qu’il en a l’air :


✔ La logique économique est claire: des cabines en station debout permettraient de faire entrer plus de passagers par avion, ce qui implique des profits plus élevés et un billet moins cher en échange d'une perte de qualité, de confort et de sécurité, selon certains.


✔ O'Leary semble avoir raison en matière de sécurité. L’une des raisons pour lesquelles on ne boucle pas sa ceinture de sécurité dans les bus, c’est que le bus est 40 fois plus sûr que la voiture. C’est la même chose pour les avions : un trajet en avion est en moyenne près de 100 fois plus sûr qu'un trajet en voiture.


✔ Ryanair est prêt à faire des concessions à l’égard des autorités réglementaires en charge de veiller à la sécurité dans les avions. La compagnie avait proposé de garnir ses cabines en station debout de sièges spécifiques adaptés à la position verticale équipés de harnais.


✔ O'Leary aurait réservé les appareils présentant ces cabines de station debout sur des lignes raccourcies, qui éviteraient les zones de « turbulences énormes en Europe ».


✔ Les passagers se plaignent souvent de la légèreté du service et de devoir payer pour les moindres prestations des compagnies comme Ryanair, mais le succès des compagnies low-cost dont c’est le business model indique qu’en réalité, ils ne sont pas si sensibles à l’argument de la qualité, et bien plus attirés par des prix bas.