Refaire les œufs à partir de l’omelette : le brexit en 10 chiffres

Le site Politico.eu a pris connaissance de 21 rapports qui circulent au sein du Parlement européen au sujet des négociations du Brexit. Voici 10 chiffres qui soulignent l’énormité de ce défi. Ou qui permettent de mieux comprendre ce que Pascal Lamy, ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avait voulu dire, lorsqu’il avait dit que les Britanniques avaient cassé bien trop d’œufs depuis leur adhésion à l’UE en 1973, et que « l’on ne refait pas des œufs à partir d’une omelette ».

Le site Politico.eu a pris connaissance de 21 rapports qui circulent au sein du Parlement européen au sujet des négociations du Brexit. Voici 10 chiffres qui soulignent l’énormité de ce défi. Ou qui permettent de mieux comprendre ce que Pascal Lamy, ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avait voulu dire, lorsqu’il avait dit que les Britanniques avaient cassé bien trop d’œufs depuis leur adhésion à l’UE en 1973, et que « l’on ne refait pas des œufs à partir d’une omelette ».

20833 – Le nombre de règles et de lois de l’UE qui doivent être examinées pour être  modifiées. La gestion du brexit ne devrait pas prendre plus de 500 jours de travail. Cela signifie que les négociateurs … doivent adapter 40 lois par jour.12 – Le nombre de mentions du mot « Royaume-Uni » dans le Traité de Lisbonne qu’il faudra éliminer.2064 – Dernière année de paiement des pensions des députés britanniques.5 – Le nombre d’années après le Brexit au cours desquelles l’instance de surveillance de Bruxelles conservera le contrôle des bénéficiaires britanniques de subventions de l’UE.197 893 – Le nombre de citoyens «vulnérables» de l’UE au Royaume-Uni, c’est-à-dire, qui risquent de perdre leurs droits. (Les demandeurs d’emploi issus de l’UE27, les travailleurs détachés et les travailleurs frontaliers). Mais les étudiants (125 000 personnes) et les chercheurs (15 % du personnel académique des universités britanniques) seront aussi affectés par le brexit.359 953 – Le nombre de passeports financiers à risque. De la téléphonie (les accords d’itinérance de l’UE ne seraient plus applicables au Royaume-Uni), en passant par les garanties des produits que les étrangers achètent au Royaume-Uni, etc … ce sont 336 421 autorisations pour les entreprises du Royaume-Uni de faire du commerce au sein de l’UE27 qui sont menacées.42.000.000 – Chaque année, les Britanniques effectuent 42 millions de voyages dans l’UE27 (Les citoyens de l’UE27 font annuellement 21,5 millions de voyages au Royaume-Uni). Sans un accord spécial, ces personnes ne seront plus assurées quand elles voyageront au sein de l’UE27, et en particulier, les accords en matière de couverture pour les problèmes de santé seraient annulés.3800 – Le nombre de Britanniques sur la masse salariale de l’UE : 1800 employés de l’UE + 2.000 retraités.73 – Le nombre de sièges du Parlement européen occupés par des députés britanniques, qui disparaîtront ou seront distribués parmi les pays de l’UE27.153,7 milliards d’eurosLa valeur des actifs de l’UE à facturer à Downing Street, selon le think tank Bruegel. 41 milliards de ceux-ci peuvent être déduits de la facture, parce qu’ils appartiennent au Royaume-Uni. La facture finale pourrait ainsi être réduite de moitié si les Britanniques décident de transférer leurs droits sur ces actifs aux autres pays de l’UE-27.L’imprécision demeure : The Economist parle d’une facture finale de 25 milliards (estimation basse) à 75 milliards d’euros (estimation la plus élevée).

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