Les effectifs des banques de Belgique se réduisent chaque année

Afin d’expliquer la baisse de l’emploi du secteur financier belges ces dernières années, Michel Vermaerke, administrateur-délégué de Febelfin, la Fédération belge du secteur financier, a expliqué au journal Le Soir, que pour maintenir une rentabilité saine, les alternatives étaient très limitées.

Afin d’expliquer la baisse de l’emploi du secteur financier belges ces dernières années, Michel Vermaerke, administrateur-délégué de Febelfin, la Fédération belge du secteur financier, a expliqué au journal Le Soir, que pour maintenir une rentabilité saine, les alternatives étaient très limitées.

Depuis plusieurs années, on constate en Belgique une diminution annuelle de 2% du nombre de personnes employées dans les banques. Il y huit ans, elles employaient 78.000 personnes, contre 65.400 actuellement. Consécutivement à la crise économique, les banques de Belgique ont commencé à se restructurer. Certaines grandes banques devaient clôturer cette procédure de restructuration l’année dernière. Toutefois, les réductions d’emplois se poursuivent.

Causes

Le secteur financier est dans une mauvaise passe. Même si l’année dernière devrait être positive d’un point de vue financier, les prochaines années devraient être marquées par une diminution de la rentabilité à cause de la faiblesse des taux et des marges.

Deux options sont envisageables pour maintenir une rentabilité saine : dénicher d’autres ressources mais le secteur est perplexe à ce sujet. On constate une limitation des opportunités de croissance sur le marché et l’afflux de taxes, beaucoup plus élevées que chez nos voisins, pénalisent les banques belges. Les mesures de prudences exigées par les autorités de contrôle ont également un coût important et les banques ont peu de possibilités de mouvement. Ensuite, l’automatisation de certaines tâches explique également la réduction d’emplois dans le secteur bancaire.

L’autre solution consiste donc à réduire les coûts et par conséquent, l’emploi. Sur ce plan, le fait qu’une génération entière de babyboomers est sur le point de partir à la retraite est un avantage pour le secteur financier car il s’agit de départs naturels, conclut Le Soir.

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