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Politique

Les communes néerlandaises aux abords de Doel exigent la fermeture des centrales nucléaires belges

Les communes néerlandaises autour de Doel sont en colère. Elles ne tolèrent plus l'existence des quatre centrales nucléaires de l'autre côté de la frontière. La raison est un énième incident qui s'est produit cette fois à Doel 1. Les conseils de Bergen op Zoom et de Roosendaal demandent une fermeture immédiate.

Le dernier incident survenu à Doel 1 fait des vagues de l'autre côté de la frontière. Le réacteur de Doel 1 a été fermé vendredi suite à une fuite dans le tuyau de secours du système de refroidissement. Ce système doit refroidir le réacteur dans laquelle passe une eau radioactive. Ce circuit est fissuré, même si la radioactivité n'est jamais sortie du bâtiment. "Il n'y a jamais eu de danger pour la population", explique l'AFCN, le chien de garde du nucléaire belge.

Mais aux Pays-Bas, cette explication n'est plus suffisante. Les centrales électriques de Doel sont très proches de la frontière, avec les communes de Roosendaal, Bergen op Zoom et Hulst en première ligne. Ce qui a causé une jolie polémique politique. Les centrales nucléaires de Doel sont anciennes: la première a été lancée en 1975, à savoir Doel 1. Elle doit rester ouverte jusqu'en 2025, mais les Néerlandais ne font pas confiance à l'entreprise pour un centime.

"Les centrales doivent maintenant fermer", ont déclaré les conseils municipaux de Roosendaal et Bergen op Zoom. Ils appellent leurs bourgmestres à "faire tout ce qui est en leur pouvoir pour fermer le plus rapidement possible la centrale nucléaire défaillante belge de Doel", selon le journal néerlandais BN De Stem. "Il est significatif que les employés de la centrale nucléaire n'aient pas été autorisés à travailler pendant plus d'une heure à cause "de rayonnement extrêmement élevées "."

A Hulst, l'opposition est en colère que les habitants n'aient pas encore été officiellement informés de la présence d'une fuite dans la partie nucléaire de la centrale de Doel 1. "On a l'impression que notre municipalité n'est pas bien informée."

La question est de savoir quel impact aura cette pression venue des Pays-Bas. En attendant, des réparations sérieuses sont prévues à Doel 1. Il s'agit de dommages dans la partie nucléaire, où la radioactivité est très élevée et le rayonnement mortel. En plus de cela, la fuite dans le tuyau de secours, située à l'intérieur du réacteur, est difficile à atteindre. Les réparations risquent d'être longues et compliquées.

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