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Procter & Gamble, le plus grand annonceur du monde, a supprimé 40 % de sa publicité en ligne

La multinationale américaine Procter & Gamble (P & G), a décidé de réduire son budget publicitaire numérique dans une fourchette comprise entre 100 et 140 millions de dollars au cours du dernier trimestre. C’est ce que Jon Moeller, directeur financier du groupe américain, a déclaré après la présentation des résultats du quatrième trimestre de la société.

La multinationale américaine Procter & Gamble (P & G), a décidé de réduire son budget publicitaire numérique dans une fourchette comprise entre 100 et 140 millions de dollars au cours du dernier trimestre. C’est ce que Jon Moeller, directeur financier du groupe américain, a déclaré après la présentation des résultats du quatrième trimestre de la société.


C’est d’autant plus remarquable que Procter & Gamble est le plus grand annonceur du monde, avec un budget publicitaire total de 7,2 milliards de dollars en 2016.

Les analystes ont calculé que la multinationale aurait diminué son budget de publicité en ligne de près de 41 %. Cette baisse serait directement responsable des résultats financiers meilleurs que prévus.

La décision de diminuer les investissements dans la publicité en ligne a été motivée par des questions de sécurité, mais aussi le constat de l’inefficacité de ces publicités.

Procter & Gamble a déploré le mauvais placement de ses campagnes en ligne, notamment sur les forums en ligne « où les publicités n’étaient pas placées conformément à nos normes et spécifications », peut-on lire dans le rapport.

YouTube


Selon des sources informées sur ce sujet, elle aurait décidé d’abandonner la publicité sur YouTube en mars, de concert avec d’autres annonceurs, en raison de soucis de sécurité pour la réputation de ses marques. En effet, ses spots apparaissaient sur des vidéos incompatibles avec les objectifs et valeurs de la société.

Des recherches menées par le journal britannique The Times ont montré que les négationnistes, les sites racistes et ceux qui promeuvent le viol se sont vu rétrocéder de fortes sommes d’argent de la chaîne vidéo YouTube. Mais Moeller a également fait mention du faux trafic généré par les bots :
« De toute évidence, nous ne devons pas dépenser de l’argent sur un contenu qui est regardé par un robot, et non une personne. De toute évidence, nous ne devons pas dépenser de l’argent sur des publicités placées à des endroits inappropriés, et c’est pourquoi vous pouvez voir une réduction significative ».

En dépit de cette réduction du budget publicitaire, les ventes organiques de la firme ont progressé de 2 %, et se sont révélées supérieures aux prévisions. Pour Moeller, ce constat soulève la question sur l'efficacité d'un certain nombre de formats publicitaires numériques.