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L’Ecar, la voiture électrique belge à trois roues, produite en Belgique à partir de l’année prochaine

L’Ecar 333, concept de véhicule électrique belge dont le prototype avait été présenté lors du Salon de l’Auto de janvier 2015, va être produite et commercialisée massivement à partir de 2016, rapporte le quotidien économique L’Echo. Six mois après le salon, Xavier Van der Stappen, porteur du projet, a annoncé la création d’une société chargée de construire, d’assembler et de vendre le véhicule.


La société « ECAR Belgian Green Vehicle » rassemble quatre investisseurs fondateurs belges, tous impliqués dans les énergies renouvelables et/ou le secteur de la mobilité : Thierry Deflandre, directeur du circuit de Zolder, précurseur de la promotion de l’électromobilité en Belgique, également ancien importateur automobile assurera la cogérance de la société, Laurent Minguet, entrepreneur liégeois, fondateur d’EVS, à la tête de Groupe Horizon, le fonds ADOXA, créé par Willy Sonck, investit dans des projets durables dans les domaines techniques, de l’habitat et de la culture, et Patrick Naeyaerts, à la tête d’une société spécialisée dans le photovoltaïque et importateur de véhicules électriques, notamment de motos et scooters ainsi que de batteries.


Le projet bénéficie d’un financement de la Région Wallonne sous forme d’une avance remboursable, équivalent à 70% du budget de la première année. Une seconde levée de fonds sera faite en janvier 2016 afin d’assurer la production de la première série. Les initiateurs d’ECAR recherchent déjà des investisseurs pour la seconde phase.


Destiné dans un premier temps à équiper des flottes de collectivités (régions, villes, communes, services publiques, sociétés…), l’ECAR ne sera pas tout de suite mis à disposition des automobilistes, ces derniers devront attendre un an ou deux avant de « pouvoir rouler belge et électrique », précise la société.


L’ECAR 333 est un véhicule électrique à trois roues, à la carrosserie en lin, conçu et réalisé en Belgique sur le principe du retour à la simplicité, intégrant les nouvelles technologies et l’utilisation de l’électricité comme unique « carburant ». « ECAR s’engage dans un projet sociétal avec une fabrication locale, de la main d’œuvre locale pour un marché local et vise la réduction de l’impact de la mobilité individuelle sur le milieu », souligne la société dans un communiqué de presse.


L’ECAR a été conçu pour être le plus économique possible, le plus rationnel et composé de matières bio-sourcées et recyclées. ECAR devrait également offrir des tarifs abordables qui varieront en fonction de l’autonomie souhaitée (de 100 à 300 km). Pour 100 km d’autonomie, le prix devrait se situer sous les 20.000 euros, précise le journal L’Echo.


L’ECAR se décline en véhicules utilitaires, de liaison ou de loisir. Un seul châssis peut recevoir plusieurs finitions de carrosseries. Le véhicule sera facile d’entretien et son assemblage fait appel à des composantes existantes.


Le but de la société est de produire 500 véhicules par an à l’horizon 2020.